Leral.net - S'informer en temps réel

Togo : les deux journalistes français et leur fixeur obtiennent une liberté provisoire

Incarcérés fin juillet, ils étaient soupçonnés de diffusion de « fausses informations »

Rédigé par leral.net le Mercredi 2 Septembre 2026 à 14:00 | | 0 commentaire(s)|

Arrêtés fin juillet au Togo, deux documentaristes français et leur fixeur ont obtenu, mardi 1er septembre, une décision de liberté provisoire. La justice togolaise les soupçonnait d'avoir véhiculé de « fausses informations », des accusations rejetées par les intéressés et leur société de production.


Togo : les deux journalistes français et leur fixeur obtiennent une liberté provisoire

Deux documentaristes français, incarcérés fin juillet au Togo en compagnie de leur fixeur, ont obtenu une décision de liberté provisoire, mardi 1er septembre. L'information a été rapportée par RFI, qui rappelle que les trois hommes étaient détenus depuis plusieurs semaines dans le cadre d'une enquête judiciaire togolaise.

Selon la même source, la justice togolaise leur reprochait d'avoir véhiculé de « fausses informations » lors de leur travail sur le terrain. Une accusation que les principaux concernés ont toujours contestée, tout comme la société de production française pour laquelle ils travaillaient.

Une détention de plusieurs semaines

Les deux documentaristes, ainsi que leur fixeur togolais chargé de faciliter leur reportage sur place, avaient été interpellés fin juillet. Leur incarcération avait suscité des réactions dans les milieux journalistiques et de défense de la liberté de la presse, qui dénonçaient les conditions de leur arrestation et la nature des charges retenues contre eux.

D'après RFI, la décision de liberté provisoire rendue le 1er septembre par la justice togolaise ne met pas fin à la procédure judiciaire engagée contre les trois hommes. Elle leur permet néanmoins de recouvrer leur liberté en attendant la suite des investigations et d'un éventuel procès.

Des accusations contestées

Les journalistes et leur fixeur ont, depuis leur interpellation, nié avoir diffusé de fausses informations dans le cadre de leur travail de documentaristes. Leur société de production a également défendu la légitimité de leur reportage, réaffirmant le sérieux de la démarche journalistique entreprise au Togo.

Ce dossier intervient dans un contexte où plusieurs organisations de défense des médias suivent de près les conditions de travail des journalistes étrangers sur le continent africain, en particulier lorsque des accusations liées à la diffusion d'informations jugées sensibles par les autorités locales sont en jeu.

Une procédure judiciaire qui se poursuit

La libération provisoire des deux Français et de leur fixeur ne clôt pas l'affaire. Selon RFI, la procédure judiciaire togolaise devrait se poursuivre, sans que la date d'une prochaine audience ou d'un éventuel procès n'ait été précisée à ce stade.

L'affaire illustre les tensions récurrentes entre autorités locales et médias étrangers dans certains pays africains, où le travail de documentaristes ou de journalistes peut parfois se heurter à des poursuites judiciaires liées à la diffusion d'informations jugées sensibles par les pouvoirs en place.

Aucune précision supplémentaire n'a pour l'instant été communiquée sur l'identité complète des personnes concernées ni sur le contenu exact du reportage à l'origine des poursuites.