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Tunisie : Human Rights Watch alerte sur une répression accrue de la société civile

L'organisation dénonce la fermeture de nombreuses associations depuis la révolution de 2011

Rédigé par leral.net le Mercredi 2 Septembre 2026 à 18:50 | | 0 commentaire(s)|

Dans un rapport publié ce mercredi 2 septembre 2026, Human Rights Watch tire la sonnette d'alarme sur le recul de l'espace civique en Tunisie. L'organisation de défense des droits humains affirme que de nombreuses associations ont dû fermer en quelques années, et appelle les autorités tunisiennes à cesser toute criminalisation des activités de la société civile.


Human Rights Watch (HRW) a rendu public, ce mercredi 2 septembre 2026, un rapport pointant du doigt une dégradation continue de l'environnement dans lequel opèrent les organisations de la société civile en Tunisie. Selon l'organisation basée à New York, cette répression menace directement l'espace civique qui s'était développé dans le pays après la révolution de 2011, laquelle avait marqué le début du printemps arabe et ouvert la voie à des libertés associatives inédites dans la région.

Le document, rendu public par HRW, décrit une situation en nette régression par rapport aux années qui avaient suivi la chute du régime de Zine el-Abidine Ben Ali. À l'époque, la Tunisie avait été présentée comme un exemple de transition démocratique en Afrique du Nord, notamment grâce à la vitalité de son tissu associatif et à la liberté accordée aux organisations non gouvernementales.

Des organisations contraintes à la fermeture

Selon les constats de Human Rights Watch, plusieurs organisations de la société civile tunisienne ont été contraintes de mettre fin à leurs activités en l'espace de quelques années seulement. Le rapport ne détaille pas de chiffre précis dans les éléments transmis, mais insiste sur l'ampleur du phénomène, qui toucherait un nombre significatif de structures associatives à travers le pays.

L'organisation affirme que ce mouvement de fermetures s'inscrit dans un climat plus large de restrictions imposées par les autorités tunisiennes aux acteurs de la société civile. Human Rights Watch évoque une tendance à la criminalisation des activités associatives, sans toutefois préciser dans le résumé disponible la nature exacte des procédures judiciaires ou administratives visées.

Un appel aux autorités tunisiennes

Face à ce constat, Human Rights Watch appelle les autorités du pays à mettre un terme à cette criminalisation des activités de la société civile. L'organisation demande ainsi un changement de posture des institutions tunisiennes à l'égard des organisations non gouvernementales et des défenseurs des droits humains présents sur le territoire.

Ce rapport s'inscrit dans une série d'alertes que plusieurs organisations internationales de défense des droits humains ont adressées à la Tunisie ces dernières années, concernant l'évolution du climat politique et associatif dans le pays. Human Rights Watch, à travers ce nouveau document, entend documenter un recul qu'elle juge préoccupant par rapport aux avancées enregistrées dans la décennie qui a suivi la révolution de 2011.

Un espace civique fragilisé depuis 2011

Le rapport rappelle en creux le chemin parcouru par la Tunisie depuis le soulèvement populaire qui avait renversé le président Ben Ali. Cette période avait vu naître un foisonnement d'organisations non gouvernementales, de collectifs citoyens et de structures de défense des droits humains, profitant d'un cadre légal plus favorable à la liberté d'association.

Human Rights Watch estime que ces acquis sont aujourd'hui menacés par le contexte actuel, sans que le résumé du rapport ne précise davantage les mécanismes juridiques ou administratifs à l'origine de cette évolution. L'organisation maintient toutefois son appel aux autorités tunisiennes pour préserver l'espace civique construit depuis 2011.