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Une ex-mannequin, après avoir vécu l'enfer, raconte son histoire afin que cela n'arrive pas aux autres...

Rédigé par leral.net le Lundi 11 Janvier 2016 à 09:33 | | 0 commentaire(s)|

La vie des mannequins n’est pas toujours si belle, idéale et pleine de paillettes. Même si elles font rêver un bon nombre de femmes, leur vie dans l’univers impitoyable de la mode n’a rien d’enviable — En fait, beaucoup vivent même carrément l’enfer pour se maintenir à leur place.


Une ex-mannequin, après avoir vécu l'enfer, raconte son histoire afin que cela n'arrive pas aux autres...

 

 
 

 

 

Victoire Maçon Dauxerre, ex-mannequin (et ex-anorexique) a publié un livre  mercredi dernier, dans lequel elle explique son calvaire. Après être tombée malade, après avoir fait une tentative de suicide, elle se bat aujourd’hui contre ce milieu qui force les jeunes femmes à souffrir d’un trouble alimentaire.

 

@DR

Son poids le plus bas : 47 kg, pour 1, 78 m. Aujourd’hui, elle pèse 64 kg et elle a troqué les escarpins pour des chaussures plus confortables.  Il y a cinq ans, Victoire Maçon Dauxerre faisait partie des 20 mannequins les plus demandés — une carrière florissante, acquise au prix d’un lourd sacrifice.

 

Pour défiler, la condition sine qua non : être capable d’entrer dans une taille 32-34. C’est ainsi qu’à 18 ans, elle est repérée pour faire du mannequinat. Elle raconte : «Ma première expérience d'adulte a été d'être un corps. On me voulait, certes, mais maigre. J'étais belle parce que j'étais maigre. C'était ma seule valeur. Mais plus je maigrissais, plus je me sentais grosse. L'anorexie est un cercle vicieux. L'ironie est que l'on me demandait de maigrir alors que mes photos étaient la plupart du temps retouchées. On me rajoutait des cuisses, des joues... »

 

Aujourd’hui, une loi proposée par le député Olivier Véran  interdit de proposer un emploi à des mannequins trop maigres. C’était après que Victoire Maçon Dauxerre ait décidé d’arrêter les frais. En apprenant la démarche du député, elle lui envoie une lettre expliquant son histoire et ce qu’elle a dû endurer, une lettre qui sera lue par l’élu au Sénat. Peu de temps après, elle est contactée par une maison d’édition pour écrire un livre.  C’est ainsi qu’elle se lance dans l’écriture de « Jamais assez maigre : Journal d'un top model ».

 

« Karl Lagerfeld dit  : un tailleur Chanel ne va pas à une femme qui a de la poitrine, mais une femme a par définition de la poitrine. Qu'il fasse donc des tailleurs qui vont aux femmes ! Des paroles comme celles-ci tuent des jeunes filles et complexent toute une population » : Victoire Maçon Dauxerre  ne manque pas de verve pour dénoncer l’industrie de la mode. « Si on vous demande de maigrir, fuyez ! C'est comme en amour, si vous êtes choisi, c'est pour ce que vous êtes déjà. On ne devrait pas vouloir vous changer. D'ailleurs, il faudrait interdire les tailles 32-34.»

 

Après la loi Véran, les futurs mannequins sont priés de présenter un certificat médical pour pouvoir défiler, attestant qu’elles ne sont pas en état d’anorexie et indiquant leur IMC (indice de masse corporelle). Non seulement demander à quelqu’un de mettre en danger sa santé et sa vie pour pouvoir travailler est totalement irresponsable, mais l’image de ces mannequins est susceptible d’influencer les adolescentes, particulièrement touchées par l’anorexie.

 

Aujourd’hui, Victoire Maçon Dauxerre  se destine à une carrière de comédienne…. Espérons qu’elle réussira dans cette voie et sera reconnue pour autre chose que sa capacité à être un squelette ambulant !

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