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FMI – Sénégal : la mission de Dakar s'achève, un communiqué très attendu

Rédigé par leral.net le Lundi 31 Août 2026 à 19:42 | | 0 commentaire(s)|

Arrivée le 19 août, l'équipe du Fonds monétaire international conduite par Mercedes Vera Martin quitte Dakar ce 1er septembre. Quatorze jours de discussions, contre cinq en juin : le format même de la mission dit l'importance du moment. Le pays est sans programme depuis vingt-deux mois.


MISE À JOUR du 1er septembre. La mission s'est achevée sur un accord au niveau des services (staff-level agreement) ouvrant la voie à un programme de 36 mois, de 2026 à 2029, au titre de la facilité élargie de crédit. Le montant annoncé est de 2,2 milliards de dollars, soit 1 537,1 millions de DTS, ce qui représente 475 % de la quote-part du Sénégal. Selon Mercedes Vera Martin, le programme doit contribuer au « rétablissement de la stabilité macroéconomique et de la viabilité de la dette ». Trois conditions restent à lever : l'approbation de la direction et du conseil d'administration du FMI, l'adoption de mesures correctrices sur la communication d'informations erronées, et l'obtention d'assurances de financement auprès des partenaires. L'analyse qui suit a été publiée avant cette annonce.

Quatorze jours. C'est le temps que l'équipe du Fonds monétaire international, conduite par Mercedes Vera Martin, aura passé à Dakar, du 19 août au 1er septembre. La précédente mission, en juin, n'avait duré que cinq jours. L'allongement du séjour n'est pas anodin : il traduit un niveau de technicité — et sans doute de difficulté — que des échanges courts ne suffisaient plus à couvrir.

Le Sénégal évolue sans programme du FMI depuis vingt-deux mois. L'accord conclu en 2024 a été suspendu après la mise au jour d'erreurs dans les déclarations budgétaires portant sur la période 2019-2023, confirmées par la Cour des comptes en février 2025. Les conséquences comptables ont été lourdes : la dette de l'administration centrale a été révisée à la hausse, de 74,4 % à 111,0 % du PIB à fin 2023, pour atteindre 118,8 % en 2024.

Officiellement, la mission visait à « progresser vers une convergence de vues » sur les politiques et les réformes susceptibles de soutenir un futur accord de financement. La formulation est prudente. Elle le restera peut-être : c'est justement le vocabulaire du communiqué final qui donnera la mesure du chemin parcouru. Si le texte évoque un accord au niveau des services, le retour à un programme devient une question de semaines. S'il se contente de répéter la « convergence de vues », les discussions se poursuivront.

Un signal a été envoyé quatre jours avant l'arrivée de la mission. Le 15 août, le gouvernement a relevé sensiblement les prix des carburants. Le ministère de l'Énergie a justifié la décision par la pression budgétaire : les subventions énergétiques étaient projetées à 1 069 milliards de FCFA face à une dotation budgétée de 250 milliards. La réforme ciblée des subventions à l'énergie figure de longue date parmi les demandes récurrentes du Fonds.

À l'heure de la publication, aucun communiqué de fin de mission n'avait été rendu public.

Sources : Notre Afrik, allAfrica, Financial Afrik, Le Jecos (août 2026)