Leral.net - Sénégal
leral.net | S'informer en temps réel
Actualités

Prière à la Grande mosquée de Dakar : L’imam sermone marabouts et politiciens

Rédigé par leral.net le Mardi 7 Octobre 2014 à 12:15 | | 5 commentaire(s)|

Si on en croit l’imam de la grande mosquée, ce sont les marabouts et les hommes politiques qui sapent la bonne marche du pays. El Hadji Alioune Samba a déploré leur manière de faire à l’occasion de la grande prière de la Tabaski qu’il a dirigée dimanche. Il a ainsi invité au civisme et au respect des valeurs religieuses.


Prière à la Grande mosquée de Dakar : L’imam sermone marabouts et politiciens
A l’instar de tous les musulmans du monde, la communauté musulmane du Sénégal a célébré l’Aïd el Kébir dimanche. Cette fête qui symbolise le sacrifice d'Abraham à Dieu est imitée par les musulmans pour témoigner aussi à Dieu leur amour. L’imam de la grande mosquée de Dakar, El Hadji Alioune Samba, a ainsi saisi cette opportunité pour s’en prendre aux marabouts et aux hommes politiques qui, selon lui, sont en train de détruire le pays. A titre d’exemple, l’imam Samba a cité ce qu’il est convenu d’appeler « l’affaire Ma­rième Faye », déplorant les sorties médiatiques de certains marabouts qui ont tiré à boulets rouges sur la Première dame du Sénégal. « On entend du n’importe quoi dans l’espace public. Il y a des marabouts et des hommes politiques qui œuvrent pour détruire le pays », a-t-il martelé.
L’imam ratib de la grande mosquée de Dakar pense aussi que l’opposition et le pouvoir ne doivent pas vivre comme des ennemis. Ils ne sont que des adversaires, fait-il savoir avant d’appeler les Sénégalais à cultiver le sens du civisme. Car, pour lui, « un pays ne peut pas marcher sans le civisme ». Il a, à ce propos, cité des modèles comme les défunts chefs religieux qui accordaient beaucoup d’importance à l’éducation. L’imam Samba estime cependant qu’il revient aux autorités d’inculquer ces valeurs civiques aux Sénégalais et particulièrement aux jeunes. Une occasion pour lui d’inviter les gouvernés à respecter les gouvernants et vice-versa.

S’adressant aux gouvernants, l’imam les invite aussi à savoir se faire respecter. Toujours dans son sermon, il a demandé aux Sénégalais de rompre d’avec les tiraillements et d’apprendre à se respecter mutuellement. C’est en fait un imam très critique qui a dirigé la prière de la Tabaski. Puisque dans son sermon, il a fustigé les télévisions nationales qui rivalisent de médiocrité dans les programmes servis aux téléspectateurs. « Quand on informe, on doit montrer ce qui est utile à la société », a-t-il dit, même s’il consent à dire que « la télévision est un mal nécessaire ».