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Abdou Fall, ancien ministre: "Karim Wade et Khalifa Sall sont victimes des choix de leurs partis"


Rédigé par leral.net le Mercredi 18 Juillet 2018 à 10:30 | | 0 commentaire(s)|

Si les partisans de l’opposition ou bien du maire de Dakar crient victoire pour leur mentor, Khalifa Sall après la décision rendue par la cour de justice de la Cedeao, l’ancien ministre de la Santé sous Wade écarte toute idée de nullité de la procédure de l’arrêt. Selon, Abdou Fall, PCA de la société Tenergie Sénégal, les dossiers de Khalifa Sall et Karim Wade ont été «politisés» par leurs avocats, qui n’avaient pas d’arguments en droit pour faire sortir leur client de l’ornière.

L’ancien ministre de la Santé sous le régime Wade, Abdou Fall n’est pas d’avis que la Cour de justice de la Cedeao a tranché en faveur du député-maire de Dakar, Khalifa Sall en prison dans le cadre de l’affaire de la caisse d’avance de la mairie de Dakar.

Joint au téléphone hier, mardi 17 juillet, le président du parti Alternative citoyenne-And Nawlé, par ailleurs, PCA de la société Tenergie Sénégal, a fait savoir que les avocats et les partisans du maire de Dakar font dans la «surenchère médiatique». « Cet arrêt de la Cedeao, sur les 15 requêtes formulées, les réponses ont été favorables pour les quatre mais sur les onze, les réponses n’ont pas été favorables, y compris sur la demande expresse de libération», a déclaré Abdou Fall. Mieux, dit-il, « ce n’est pas parce qu’on va répéter tout le temps que l’arrêt était favorable, qu’il sera favorable. Les Sénégalais savent faire la distinction entre les faits sur lesquels les requêtes ont été satisfaites et les faits sur lesquels les requêtes n’ont pas été satisfaites».

Dans son argumentaire sur les cas Khalifa Sall et Karim Wade, l’ancien ministre de la Santé est allé plus loin. Pour lui, les deux cités sont « victimes des choix de leurs partis». « Le dossier Karim Wade comme celui de Khalifa Sall, les partis qui les ont accompagnés ont pris l’option d’un traitement politique et non d’un traitement judiciaire et leurs avocats sans exception ont pris le parti depuis le départ, d’abandonner le débat juridique pour faire de ces dossiers, des dossiers exclusivement politiques », explique Abdou Fall.

Pour cause, dit-il, «les avocats n’étaient pas confortables dans le débat judiciaire parce que dans chacun des deux camps, les accusations portées contre eux ne pouvaient faire l’objet d’une réfutation sur une base juridique. C’est la raison pour laquelle, ils ont pris l’option de dire : «si on s’aventure sur l’option du droit, on risque de le perdre, on va jouer le terrain politique».

Pis, ajoutera Abdou Fall, « c’est plus grave encore pour le cas de Khalifa Sall. Parce que ce qui était jugé, c’était le détournement de deniers publics avec des pièces à l’appui. Aucune base de réfutation n’était possible ».





Sud Quotidien



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