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Anacarde: 37 199 tonnes exportées pour 23,7 milliards de francs Cfa en 2020

S’agissant de la campagne de 2020, qui se déroule dans un contexte particulier, marqué par la pandémie de la Covid-19, le volume de noix de cajou exporté se situe, à la date du 22 novembre 2020, à 37 199 tonnes, représentant 23,7 milliards de FCfa, révèle Ousmane Kâ, Commissaire aux Enquêtes économique et Chef du Service régional du Commerce de Ziguinchor.


Rédigé par leral.net le Vendredi 1 Janvier 2021 à 18:40 | | 0 commentaire(s)|

2011 conteneurs remplis d’anacarde ont été convoyés à l’extérieur depuis le démarrage de la campagne de l’année en cours. Un bon résultat, malgré un contexte de crise sanitaire, dont se réjouit Mouhamadou Moustapha Niang, Commandant du Port de Ziguinchor. Les pays de destination des exportations sont essentiellement l’Inde et le Viêtnam, qui représentent, à eux seuls, près de 98% des ventes du Sénégal de noix de cajou brut à l’extérieur. Pour ce qui est du prix du kg, en début de campagne (2020), il variait entre 300 et 350 FCfa, alors qu’au mois de novembre 2020, il oscillait entre 565 et 600 FCfa, en fonction de la qualité du produit. Cependant, la présente campagne de commercialisation, ouverte en mi-juillet dernier, devrait se poursuivre jusqu’en décembre.

En 2020, l’objectif était d’exporter 100.000 tonnes. Mais, du fait des mesures restrictives prises par certains pays pour faire face à la crise sanitaire, la mobilité des exportateurs a été réduite. Selon M. Kâ, la Der, en partenariat avec le ministère du Commerce et des Pme, a octroyé un financement de 12 milliards de FCfa aux acteurs locaux, pour permettre, non seulement, un bon déroulement de la campagne de commercialisation des noix de cajou mais aussi, pour les accompagner vers l’exportation.

Malgré les performances réalisées dans cette filière, beaucoup de défis sont à relever, selon le Commandant du port de Ziguinchor. Il cite, entre autres, l’absence de cadre organisationnel élargi des acteurs, le faible niveau de transformation de l’anacarde, la sous-exploitation de certaines plateformes dédiées à la filière, comme le complexe frigorifique implanté dans le port. «Le port devait être la vitrine économique de la région de Ziguinchor», estime M. Niang. Il invite toutefois à ne pas se focaliser « que » sur l’anacarde, au risque de tuer les autres filières.

Il est important de diversifier les secteurs. Car, une surproduction mondiale d’anacarde pourrait entraîner des conséquences désastreuses sur le marché, prévient-il. Pour sa part, le Directeur régional du développement rural (Drdr) de Ziguinchor, Casimir Adrien Samb, soutient que l’un des défis est de mettre sur le marché une variété d’anacarde répondant aux standards internationaux. A ce titre, ses services entendent travailler avec l’Institut sénégalais de recherches agricoles (Isra), pour obtenir des produits beaucoup plus compétitifs sur le marché mondial. Il insiste sur l’impératif de transformer la matière brute, afin de créer plus de valeur ajoutée.





Le Soleil




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