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Barthélémy Dias, menace le chef de l’Etat: « Macky ne va pas battre campagne à Dakar. Ce que je dis, je le ferai »

Même si le procureur intervient, Barthelemy Dias promet d’empêcher Macky Sall de battre campagne à Dakar. Du moins, tant que sa tête de liste pour les élections législatives, Khalifa Sall, est privé du droit d’user de son temps d’antenne à la télévision publique.


Rédigé par leral.net le Mercredi 5 Juillet 2017 à 10:22 | | 0 commentaire(s)|

« Si Khalifa Sall bat campagne, les autres battent campagne. Si Khalifa Sall ne bat pas campagne, les autres battront campagne à leurs risques et périls ». À travers ces propos, Barthelemy Dias se dit prêt à empêcher la tenue de la campagne pour les législatives du 30 juillet prochain.

Pour cause, il est interdit à son leader, Khalifa Sall, d’user de son temps d’antenne à la télévision publique, parce qu’étant en détention provisoire. « La liste présentée par Khalifa Sall est validée par les services compétents. Et la loi stipule que la tête de liste a droit à la parole.

La question est maintenant de savoir pourquoi la tête de liste de Macky Sall, a le droit à la parole et que notre tête de liste n’ait pas droit à la parole. C’est une violation de la loi électorale que nous ne l’accepterons pas
», a asséné le pro Khalifa.

« Macky n’a jamais voulu répondre à l’appel des chefs religieux, des, des politiques que nous sommes, pour un dialogue constructif et sincère. Il ne reste que la confrontation (0…).

Du moment où le Président décide d’abuser de son pouvoir pour isoler et prendre en otage Khalifa Sall, il faut qu’il comprenne que sa liste ne battra pas campagne à Dakar. Que le procureur ne me convoque pas, je ne vais pas lui répondre. Ce que je dis, je le ferai
», s’est-il engagé.

Pour le maire de Sicap Mermoz et Sacré-Cœur, le chef de L’Etat ne "digérera" pas facilement le cas Khalifa Sall. « Mettre des gens en prison est une chose, permettre l’exercice du droit institutionnel en est une autre ; le ministre de la justice l’a dit : Khalifa Sall jouit de tous ses droits, civiques, civils et politiques ; nous demandons un droit que nous confère la loi électorale. Nous ne sommes pas disposés à croiser les bras ».


La Tribune