leral.net | S'informer en temps réel
Mardi 7 Avril 2026

Cité du Parc : plus de 40 milliards FCFA envolés, des centaines de familles dénoncent un scandale immobilier impliquant CDC Habitat


Dakar, 7 avril 2026 – Le scandale de la Cité du Parc prend une ampleur nationale et internationale. Dans un communiqué officiel, le Collectif des acquéreurs accuse CDC Habitat d’avoir failli à ses engagements, laissant des centaines de familles, dont une large partie de la diaspora sénégalaise, dans une situation de détresse financière et morale sans précédent.



Des terrains vendus, jamais livrés

L’affaire remonte à 2021, année durant laquelle CDC Habitat – anciennement CGIS, filiale de la Caisse des Dépôts et Consignations – lance la commercialisation de terrains destinés à des particuliers.

Des centaines de Sénégalais, séduits par la promesse d’un projet sécurisé et porté par une institution publique, s’engagent financièrement avec une échéance de livraison fixée à juin 2023.

Mais depuis, rien.

Aucun terrain n’a été livré.

Malgré plusieurs annonces et engagements successifs, les délais ont été systématiquement dépassés :

Juin 2023 : première échéance non respectée
Décembre 2023 – janvier 2024 : calendrier de livraison annoncé puis non exécuté
Septembre 2025 : promesse de reprise des travaux
Décembre 2025 : nouvelle date non tenue
Mars 2026 : réunions annulées sans explication

À ce jour, le constat est sans appel : aucune avancée concrète sur le terrain.

Une diaspora durement touchée

L’un des aspects les plus sensibles du dossier concerne la diaspora sénégalaise.

De nombreux acquéreurs vivent aux États-Unis, en Europe et ailleurs. Pour eux, cet investissement représentait bien plus qu’un simple achat immobilier : un retour au pays, un projet de vie, une sécurité pour leurs familles.

Aujourd’hui, ces rêves sont brisés.

Certains ont :

contracté des prêts bancaires en devises
hypothéqué des biens à l’étranger
investi toutes leurs économies

La distance les rend encore plus vulnérables, dépendants des communications de CDC Habitat, souvent inexistantes ou contradictoires.

Le collectif résume leur sentiment en une phrase forte :

« Nous avons cru au Sénégal. Nous avons investi dans le Sénégal. Le Sénégal mérite mieux que cela. »

Un drame humain et financier

Au-delà des chiffres – plus de 40 milliards FCFA versés – ce sont des vies qui sont impactées.

Les conséquences sont lourdes :

endettement massif
projets de vie suspendus
pression psychologique constante
perte de confiance dans les institutions

Pour les victimes, il ne s’agit plus d’un simple litige commercial, mais d’un véritable scandale de confiance publique.

Des exigences claires du collectif

Face à ce qu’ils qualifient de « dérive persistante », les acquéreurs formulent plusieurs revendications :

Livraison immédiate des terrains avec un calendrier précis et contraignant
Reprise des discussions avec les autorités de CDC Habitat
Indemnisation intégrale des préjudices (financiers et moraux)
Transparence totale sur les engagements pris
Intervention de l’État sénégalais et des institutions de contrôle
Suspension des nouveaux projets de CDC Habitat tant que la situation n’est pas réglée

Le collectif affirme également que aucun projet de CDC Habitat n’a été entièrement livré à ce jour, ce qui renforce les inquiétudes.

Un appel solennel aux autorités et à l’opinion publique

Dans leur communiqué, les acquéreurs interpellent directement :

le Gouvernement du Sénégal
les parlementaires
les médias nationaux et internationaux
les organisations de défense des citoyens

Ils rappellent que la diaspora constitue un pilier essentiel de l’économie nationale et mérite protection et respect.

Une affaire qui dépasse le cadre immobilier

Cette affaire pourrait avoir des conséquences profondes :

chute de la confiance des investisseurs sénégalais
méfiance accrue de la diaspora
impact sur l’image des institutions publiques

Si aucune réponse forte n’est apportée, le risque est clair : freiner durablement les investissements immobiliers et le retour de la diaspora au Sénégal.


Le dossier de la Cité du Parc est désormais à un tournant. Entre silence institutionnel et colère grandissante des victimes, la pression monte.

Le gouvernement est désormais attendu sur des actes concrets.

Car au-delà des terrains, c’est la crédibilité de l’État et la confiance des Sénégalais, ici et à l’étranger, qui sont en jeu.
( Les News )






Publicité