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Coups et blessures volontaires : La commerçante condamnée à six mois d’emprisonnement, assortis de sursis

Attraite devant le tribunal des flagrants délits de Grande instance de Dakar ce mardi, pour les chefs d’inculpations de défaut de carnet sanitaire et de coups et blessures volontaires, la commerçante K. Guèye a énergiquement nié les faits qui lui sont reprochés.


Rédigé par leral.net le Mardi 12 Décembre 2017 à 18:46 | | 0 commentaire(s)|

Coups et blessures volontaires : La commerçante condamnée à six mois d’emprisonnement, assortis de sursis
Le plaignant qui était muni d’une incapacité temporaire de travail (Itt) de 21 jours au moment de sa déposition, s’était rendu dans la chambre de la commerçante pour une partie de jambes en l’air. Et sur ce, cette dernière qui est sa petite amie, lui a opposé une vive résistance, avant de lui donner des coups au visage.

C’est ainsi que la prévenue a été interpellée à Dialaw quelques jours après les faits, vers les coups de 2 heures du matin par les agents enquêteurs.

Devant la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar pour défaut de carnet sanitaire et Cbv, la présumée belle de nuit a su bien se défendre.
« Je ne monnayerai jamais mon corps avec de l’argent. Certes, j’ai été interpellée à 2 heures du matin. Mais je gagne ma vie à la sueur de mon front, en important des marchandises de la Mauritanie pour les revendre », conteste vigoureusement la jeune commerçante, âgée d’une vingtaine d’années.

Avant de poursuivre, « c’est le plaignant qui a défoncé la porte de ma chambre vers les coups de 3h du matin, pour me dépouiller de mes biens et m’agresser sexuellement. Gagnée par la peur, parce qu’il était ivre comme un polonais, je me suis défendue pour l’extraire de ma chambre. Jusqu’à présent, je ne sais pas si je l’ai blessé ou pas. Parce qu’il m’a trouvé dans les bras de Morphée. On habite le même quartier à Dialaw. Mais je ne sais pas pourquoi, il m’en veut gratuitement ».

Le représentant du Ministère public a par ailleurs, demandé la relaxe de la prévenue au bénéfice du doute. « Même si le délit de Cbv est constant, il manque l’élément intentionnel pour entrer en voie de condamnation. Et pour ne pas commettre d’erreur judicaire, je sollicite le renvoi des fins de la poursuite contre la prévenue. Depuis l’enquête préliminaire, elle est constante dans ess déclarations », a-t-il demandé dans son réquisitoire.

Rendant sa décision, le tribunal a relaxé la prévenue du chef de défaut de carnet sanitaire, avant de la condamner à une peine de six mois d’emprisonnement, assortis de sursis pour le délit de Cbv.





Kady FATY Leral
 
 



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