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Hydrocarbures : Le privé national se regroupe et réclame sa part du pétrole et du gaz

Compte tenu de l’enjeu avec la découverte du pétrole et du gaz au niveau de nos frontières, l’Association sénégalaise pour le développement a annoncé, hier, lors d’une conférence de presse, la création de Sénégal Pétrolium Service (Services pétroliers du Sénégal). L’objectif est pour eux, de bénéficier de leur part du pétrole et du gaz.


Rédigé par leral.net le Jeudi 26 Avril 2018 à 11:56 | | 0 commentaire(s)|

La découverte du pétrole et du gaz aiguise toujours des appétits. Après les politiques, c’est le secteur privé local qui réclame sa part du » gâteau ». Selon en effet, l’Association sénégalaise pour le développement (Asdea) dans les services, ils ont des compagnies pétrolières qui peuvent donner du pétrole.

A en croire, Serigne Momar Dièye et Cie, au lieu d’avoir une société étrangère qui amène le pétrole utilisé par ses bateaux, que cela soit des sociétés sénégalaises, qu’on donne la priorité aux sociétés sénégalaises notamment : Eydon, Edk, Elton, etc.

« Est ce que nous devons laisser tout ce marché-là aux étrangers pour les payer avec notre pétrole, avec notre propre argent ? », s’interroge M Birame Diouf. Prenant l’exemple du secteur des mines, il explicite sa pensée : « Si vous prenez l’exemple d’une société minière, qui est très connue et qui produit de l’or, sur les 60 milliards de francs Cfa d’achats locaux annuel, il y a 40 milliards de francs Cfa qui sont dédiés à l’énergie notamment le fuel, le gaz entre autres. Donc, c’est beaucoup d’argent sur la table. Ramené maintenant à l’exploitation pétrolière, il faut calculer ces montants là en dollars, en milliards de francs Cfa qui sont en jeu.,Donc, ce sont des enjeux extrêmement très importants ».

Toujours, selon lui, le Sénégal s’achemine vers une nouvelle économie, vers une nouvelle industrie sur une centaine d’années minimum. C’est pourquoi, selon lui, il faut que l’Etat puisse réglementer le secteur pour soutenir une politique nationale de contenu local des explorations pétrolières. « Il faut que l’Etat régule en nous disant par exemple : c’est ça que vous devez faire. Ceci, avec l’appui financier. Mais l’appui financier, ce n’est pas à l’Etat de le faire mais plutôt le système bancaire et assurance qu’il va falloir associer. Aujourd’hui, les privés nationaux ne sont pas associés aux projets routiers et autres ne sont rien par rapport aux projets que nous avons. Donc, il faut qu’on soutienne les nationaux comme le font les pays tels que : le Ghana, le Niger entre autres », pense-t-il.

A en croire le président de l’Asdea, il y a des Sénégalais qui sont en train de se regrouper pour mettre en place ce qu’on appelle Sénégal Pétrolium Service (les Services pétroliers du Sénégal), compte tenu de l’enjeu. Ça, c’est pour, selon lui, relever le défi du contenu local. Et M. Serigne Momar Dièye de marteler : « On a pensé qu’il faut qu’on puisse s’associer au niveau du privé Sénégalais pour pouvoir racheter ses services. Nous l’avons créé pour pouvoir générer une sorte de synergie et créer un groupe qui va faire du lobying au niveau de l’Etat pour qu’il puisse soutenir une politique de contenu local. Sur ce, nous avons rencontré le Cospétro-Gaz, la marine, le Conseil économique social et environnemental pour parler de l’existence de Sps qui va aboutir à une fondation des opérations pétrolières. »




Le Témoin