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Le Royaume-Uni durcit le ton contre les Gardiens de la Révolution iraniens

Rédigé par leral.net le Lundi 13 Juillet 2026 à 16:40 | | 0 commentaire(s)|

Le gouvernement britannique annonce une nouvelle législation visant les Gardiens de la Révolution iraniens, un mouvement accusé d'attaques contre des intérêts juifs au Royaume-Uni ainsi qu'une unité du renseignement militaire russe. Les autorités entendent renforcer leur arsenal contre les menaces à la sécurité nationale.


Le Royaume-Uni franchit une nouvelle étape dans sa politique de sécurité nationale. Le gouvernement de Keir Starmer a annoncé, lundi, une législation désignant les Gardiens de la Révolution iraniens, un mouvement accusé d'être à l'origine d'attaques contre la communauté juive au Royaume-Uni, ainsi qu'une unité du renseignement militaire russe, comme des organisations représentant une menace pour la sécurité nationale.

Le texte, qui doit être examiné par le Parlement britannique cette semaine, prévoit un renforcement des sanctions contre toute personne apportant un soutien ou une assistance à ces organisations.

Selon le Premier ministre britannique, les contrevenants risqueront désormais jusqu'à 14 ans de prison.

Le ministère britannique de l'Intérieur affirme que le mouvement identifié sous l'acronyme IMCR, également connu sous le nom de Harakat Ashab al-Yamin al-Islamiyya (HAYI), a revendiqué plusieurs attaques visant des lieux liés à la communauté juive, des intérêts israéliens ainsi que le média persan Iran International.

Les autorités britanniques estiment que ce mouvement serait soutenu par des membres de la Force Al-Qods, unité d'élite des Gardiens de la Révolution, qui aurait coordonné plusieurs opérations en Europe.

Le gouvernement souligne que cette nouvelle législation facilitera les poursuites judiciaires en matière d'espionnage, d'ingérence étrangère, de sabotage et d'attaques physiques, en supprimant notamment l'obligation de démontrer un lien direct avec un État étranger dans certains dossiers.

Cette décision intervient dans un contexte de tensions persistantes entre Londres et Téhéran. Le 11 juin dernier, 22 pays, dont le Royaume-Uni, les États-Unis et plusieurs États européens, avaient accusé les Gardiens de la Révolution et la Force Al-Qods d'avoir ciblé des dissidents iraniens, des journalistes et des communautés juives à l'étranger.