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Lettre de protestation contre les Institutions Financières


Rédigé par leral.net le Vendredi 2 Avril 2021 à 15:50 | | 0 commentaire(s)|

La pandémie de la Covid-19 reste un coup dur pour tous les travailleurs qui cherchent désespérément à la supporter, avec une baisse drastique de leur pouvoir d’achat, du fait pour certains de la réduction de leurs revenus et pour d’autres, qui recevaient l’intégralité de leur salaire, une exigence de solidarité vis-à-vis de leurs parents impactés directement.

Si les populations dans leur ensemble ont adopté des comportements résilients pour réduire les risques de contamination, l’on ne pourrait que constater dans le secteur bancaire, que des mesures sanitaires ont été prises, notamment la fermeture des agences plus tôt que prévu et l’admission au maximum de 5 clients dans lesdites agences, le tout sans mesure d’accompagnement.

À quoi ont servi toutes ces mesures, si :

• la carte GAB qui décourage les attroupements dans les agences passe de 23 500 à 40 900 FCfa ?
• la banque en ligne n’est pas sécurisée contre les cybercriminels ?
• les GAB sont inaccessibles en période de pointe par des défauts d’entretien, des pannes, ou avec •seulement un service minimum (consultation solde et retrait) ?
• les agences et GAB ne sont pas pourvus de gel antiseptique ou de dispositifs sanitaires ?

La réponse à ces différentes interrogations est sans appel et traduit plutôt un manque de solidarité des institutions financières et particulièrement, de certaines banques qui se sont exclusivement inscrites dans l’enrichissement et non dans l’accompagnement des populations, pourtant en difficulté.

Cette augmentation abusive des services notamment la carte GAB en pleine pandémie, affaiblit le pouvoir d’achat des travailleurs déjà mal en point et les empêche de se protéger plus efficacement contre la maladie et de supporter les mesures de restriction. En procédant de la sorte, le secteur bancaire a raté une belle occasion de redorer son blason.

L’ACSIF estime que la crise sanitaire et économique actuelle, doit nous apprendre que désormais, l’humain doit être placé au-dessus de la finance et il est regrettable le secteur bancaire n’en ait pas encore tiré toutes les leçons, au détriment comme toujours, des populations sous le regard impuissant des autorités étatiques et de la BCEAO défaillante dans son rôle de régulateur.





FAMARA IBRAHIMA CISSE Président ACSIF



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