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Quand faire un bilan d’infertilité ?

Rédigé par leral.net le Vendredi 6 Septembre 2019 à 15:48 | | 0 commentaire(s)|

L'infertilité d'un couple est avérée au bout de deux ans de rapports s*xuels non protégés. Cependant, il est recommandé de prendre un avis médical et de faire un bilan d'infertilité avant ce délai : au bout d'un an si vous avez moins de 35 ans et au bout de six ou huit mois après cet âge.


Quand faire un bilan d’infertilité ?
Infertilité : Quand faut-il consulter un spécialiste de la fertilité ?

Selon l’OMS (Organisation mondiale de la santé), l’infertilité d’un couple est avérée au bout de deux ans de rapports s*xuels non protégés. Pour autant, il est bon de prendre un avis médical et éventuellement, de faire un bilan d'infertilité, avant ce délai : au bout d’un an si vous avez moins de 35 ans et au bout de six à huit mois après. L’âge de la femme est en effet un élément déterminant (celui de l’homme dans une moindre mesure) dans la probabilité d’une grossesse. A partir de 36-38 ans, la fertilité féminine chute fortement. Par ailleurs, si vous avez des antécédents médicaux, mieux vaut consulter en couple dès que vous avez le projet de mettre en route un bébé. Une consultation ne conduit pas systématiquement à un traitement contre l'infertilité. Mais vous gagnerez un temps précieux.

Les questions posées lors de l'entretien du bilan d'infertilité

Lors d'un bilan d'infertilité, le médecin cherche tout d'abord à savoir quand et à quelle fréquence les rapports s*xuels ont lieu – pour tomber enceinte rapidement, l’idéal est de faire l’amour tous les jours ou au moins tous les deux jours à la «bonne période», c’est-à-dire autour de l’ovulation. Ces questions ne sont pas anodines, bon nombre de femmes ne savent pas qu’il faut avoir une activité s*xuelle régulière pour concevoir, ni à quel moment du mois se situe la «bonne période» !

Ensuite, il se renseigne sur d’éventuels problèmes s*xuels dans le couple (vaginisme, impuissance). Il interroge également la patiente sur la régularité de ses cycles, si elle a une aménorrhée (absence de règles) ou des problèmes de comportement alimentaire, des règles ou des rapports s*xuels douloureux, si elle a eu des infections génitales ou une opération au niveau du ventre (même dans l’enfance). Pour l’homme, la consultation porte sur d’éventuelles infections génitales passées. La descente des t*sticules dans les bourses a-t-elle été tardive ? Y a-t-il eu chirurgie des testicules ? Autant de renseignements que le médecin cherche à recueillir pour établir son diagnostic.

Bilan d'infertilité... Les examens prescrits

Première étape du bilan d’infertilité : la courbe de température réalisée à partir de la température rectale de la femme prise chaque matin avant le lever pendant trois mois (au maximum). Elle renseigne sur la date d’ovulation. Un dosage sanguin des différentes hormones ovariennes permet ensuite d’apprécier le bon fonctionnement des ovaires. A cela s’ajoutent une échographie au troisième jour du cycle et une hystérosalpingographie, qui vérifie l’absence d’anomalie de l’utérus et des trompes.

Le test de Hühner se pratique juste après un rapport s*xuel à partir de la glaire prélevée au niveau du col de l’utérus. Il mesure la qualité et l’abondance de cette glaire ainsi que le nombre et la mobilité des spermatozoïdes présents, et donc leur capacité à remonter dans l’utérus et les trompes. Enfin, un spermogramme évalue le nombre, la qualité, la mobilité et la morphologie des spermatozoïdes in vitro.

Les solutions proposées à un couple infertile

Selon le problème rencontré, les techniques varient. A l'issue d'un bilan d'infertilité, votre médecin vous proposera celle qui convient le mieux à votre couple. Mais pas de panique, le parcours restera le même si votre infertilité est inexpliquée (10 à 15 % des cas). Les médecins sont loin de tout connaître sur le fonctionnement du corps féminin pendant la grossesse et, notamment, le mécanisme d’implantation de l’œuf dans l’utérus.

En revanche, on sait que l’infertilité peut comporter une dimension psychosomatique. Des traumatismes enfouis (violences sexuelles, mort d’un fœtus in utero...) ou banalisés (IVG, fausse couche), des rapports conflictuels ou trop proches avec une mère peuvent avoir une incidence sur la grossesse, l’empêcher ou la retarder. Chez les hommes, c’est pareil. La fabrication des spermatozoïdes peut être altérée à la suite d’un choc ou d’un stress. C’est pourquoi un accompagnement psychologique est parfois souhaitable.





Source : magicmaman.com