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Santé
La fistule obstétricale: la pathologie handicapante des pauvres
Elles sont plus de deux millions de femmes vivant avec la fistule obstétricale en Afrique subsaharienne et en Asie. Cette anomalie sévit particulièrement au sein des couches les plus défavorisées.

La fistule obstétricale est une lésion qui entraîne une communication anormale entre le vagin et la vessie, ce qui provoque une perte incontrôlée d'urine chez la femme. L'écoulement permanent dégage une odeur de matières fécales et/ou d'urine.

La fistule obstétricale survient à la suite d'un accouchement difficile et prolongé, sans intervention médicale dans les meilleurs délais. L'intervention chirurgicale permet de mettre fin aux pressions excessives exercées par le fœtus sur l'organisme de la femme.

En l'absence de cette opération chirurgicale, la plupart des bébés meurent durant l'accouchement. La fistule obstétricale peut être considérée comme une pathologie des femmes pauvres. Ces dernières vivent souvent dans des zones rurales et n'ont pas accès aux soins ni aux structures de santé. Par conséquent, elles ne peuvent pas bénéficier d'une césarienne.

La plupart des fistuleuses ignorent, par ailleurs, qu'elles peuvent être traitées. En effet, près de 90 % des cas de fistule peuvent être guéris grâce à une intervention chirurgicale.

Lalla Sy, reporter pour "La Vie", le magazine santé et bien-être de la BBC, s'est rendue dans la région de Kolda, dans le sud du Sénégal. Sur place, elle a rencontré de nombreuses femmes souffrant de fistule dont Seyni Mballo, qui habite dans le petit village de Saré Kanta.

Kolda est l'une des régions qui enregistrent le taux de pauvreté le plus élevé au Sénégal, soit 76,6 %. Selon une étude publiée en 2015 par l'Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), un service du ministère sénégalais de l'Economie.

L'essentiel du personnel de santé (39 %) du pays est concentré à Dakar, la capitale, et seuls 2 % se trouvent dans la région de Kolda. C'est lors de l'accouchement de son cinquième enfant que Seyni Mballo a présenté une fistule obstétricale. Elle a d'ailleurs perdu le bébé en couches.

"Je croyais que cette maladie était incurable", dit Seyni Mballo. On estime que plus de deux millions de jeunes femmes présentent une fistule non traitée en Afrique et en Asie.

"Je ne pouvais pas me contrôler"

Seyni Mballo n'a dû son salut qu'à l'un des nombreux points focaux qui sillonnent les villages pour sensibiliser sur cette maladie. Après avoir subi deux opérations, elle se remet peu à peu de cette pathologie qui l'avait mise à l'écart de la société.

Selon les chiffres de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), 50 000 à 100 000 femmes présentent, chaque année, une fistule obstétricale dans le monde. La fistule obstétricale est handicapante pour les femmes qui en souffrent. À cause de l'odeur d'urine et de matières fécales provoquées par l'incontinence, la plupart d'entre elles font l'objet d'un rejet.

"Quand j'étais malade, je faisais pipi sur moi, je ne pouvais pas me contrôler", se souvient Seyni Mballo. "Chaque fois que je sentais que ça venait, je m'isolais rapidement", poursuit-elle. Une façon pour elle de fuir les regards inquisiteurs et indiscrets "Durant mon absence, lorsque je suivais mon traitement, personne ne s'est occupé de mon champ", déplore Seyni Mballo.

En plus de la discrimination sociale, l'incontinence urinaire peut causer des infections cutanées, des troubles rénaux, voire la mort, en l'absence de traitement. Les fistuleuses se voient ainsi obligées de se mettre en retrait de la vie en société, par pudeur, mais également par honte. La plupart d'entre elles ignorent qu'elles peuvent être guéries.

Les mariages précoces et la pauvreté sont, entre autres, les causes de la fistule obstétricale. Seyni Mballo ne connait pas exactement sa date de naissance, elle se souvient toutefois qu'elle était encore très jeune quand elle rejoignait son foyer conjugal.

Orpheline, elle a été donnée en mariage à un homme beaucoup plus âgé qu'elle. Selon l'OMS, pour prévenir la fistule obstétricale, il suffit de repousser l'âge de la première grossesse, de mettre fin aux pratiques traditionnelles préjudiciables et de faciliter l'accès aux soins obstétricaux.

Pour le moment, seule une opération chirurgicale peut guérir la fistule obstétricale. Il s'agit de réparer les tissus constituant les organes atteints par l'anomalie. Vous pouvez suivre l'histoire de Seyni Mballo, ainsi que d'autres reportages sur la santé et le bien-être, grâce au magazine "La Vie", une émission produite par la BBC et diffusée sur son réseau des chaînes partenaires.





afriquefemme.com

Chaque année, 150 000 personnes sont touchées par un AVC (Accident Vasculaire Cérébral) et 125 000 en succombent. Il est donc primordial d'alerter le public sur ces accidents, les symptômes et les traitements. Tour d’horizon rapide pour mieux comprendre cette pathologie neurologique grave.


Accident vasculaire cérébral: les signes qui doivent alerter
Selon l'association France AVC, 1 personne sur 5 décède dans le mois qui suit un accident vasculaire cérébral. Quant aux 3/4 des survivants, ils gardent des séquelles définitives et 1/3 devient dépendant dans la vie de tous les jours. D'où l'importance de savoir le reconnaître et d'identifier les principaux facteurs de risque de cette maladie neurologique grave.

C'est quoi un AVC ?
L'accident vasculaire cérébral (AVC) ou "attaque" est une pathologie qui touche les vaisseaux chargés d'amener le sang vers le cerveau. Certains obstacles bloquent le flux sanguin, privant le cerveau d'oxygène :

Un caillot de sang qui se forme dans une artère ou dans le cœur et migre vers le cerveau bloquant une partie de son irrigation.
Une artère qui se bouche peu à peu empêchant une bonne irrigation d'une partie du cerveau.
Une explosion des vaisseaux du cerveau qui provoque une hémorragie cérébrale entraînant une mauvaise irrigation de ce dernier.

AVC : les signes qui doivent alerter
Si un AVC est pris en charge à temps, il peut ne laisser aucune séquelle. En effet, le sigle AVC pourrait très bien se traduire par "Agir Vite pour le Cerveau", car chaque minute compte : plus l'accident est pris en charge tôt, moins les séquelles sont, a priori, importantes.

Il faut donc savoir repérer les signes avant-coureurs les plus courants : 

Paralysie ou engourdissement brutaux d'un côté du corps ou du visage, faiblesse générale.

Difficulté soudaine à parler, à articuler ou à comprendre.

Diminution de la vue d'un œil ou des yeux, troubles de la vision.

Perte d'équilibre, de coordination, vertiges.

Difficulté à avaler, incontinence.

Maux de tête souvent accompagnés de nausées et de vomissements.


Quelles sont les causes d'un accident vasculaire cérébral ?
L'hypertension artérielle représente le premier facteur de risque d'AVC. Certaines maladies cardiovasculaires, le diabète, un taux de cholestérol élevé ou encore une consommation de tabac et d'alcool en excès, peuvent également être responsables. Enfin, les personnes atteintes de fibrillation auriculaire, un trouble spécifique du rythme cardiaque, sont cinq fois plus sujettes aux AVC.

Dès la première apparition de ces symptômes et même s'ils s'estompent peu à peu, il faut impérativement appeler les secours afin d'être rapidement pris en charge et redirigé vers une unité de soins spécialisés.







Marie Claire

Opérationnel depuis quelques mois dans le service de radiothérapie du CHU de Bordeaux , le Cyberknife dernière génération, est un robot révolutionnaire dans le traitement d’un grand nombre de cancers. Il permet de traiter des tumeurs bénignes et malignes inaccessibles à la chirurgie.


L’intelligence artificielle au service des patients
Pour soigner un cancer actuellement il existe 3 traitements: la chirurgie, la chimiothérapie et la radiothérapie.

Indolore et non invasif, le CYBERKNIFE, nouveau robot médical révolutionne la prise en charge des malades.

Il diminue le temps des traitements. Par radiothérapie conventionnelle, il faut pour une tumeur cérébrale compter 15 séances d'une dizaine de minutes chacune. Avec le robot Cyberknife 1 à 5 séances suffisent entre 30 à 90 minutes chacune.

Il permet de traiter des zones difficilement accessibles avec la chirurgie. Grâce à une précision infra millimétrique, il envoie sur les tumeurs un faisceau de rayons sans endommager les tissus autours de la zone à traiter. C'est une frappe chirurgicale. 

De l'automobile au patient   
                                  
Le Cyberknife est issu des ateliers de finitions de l’industrie automobile. Au bout de son bras, un accélérateur de particules crée un faisceau de photons pour les traitements. C’est avec une  précision inégalée que le Cyberknife traite les tumeurs.

D'abord destiné aux cancers du cerveau, les chercheurs ont développé ce robot innovant  pour qu'il s'adapte aux mouvements du corps du malade comme sa respiration par exemple, tout en continuant de délivrer la dose de traitement nécessaire, en recalculant toutes les 20 secondes la trajectoire.  

Opérationnel depuis quelques mois dans le service de radiothérapie du CHU de Bordeaux , le Cyberknife dernière génération, est un robot révolutionnaire dans le traitement d’un grand nombre de cancers.

La haute technologie a un coût 4,5 millions d'euros ont été nécessaire pour cette acquisition.









Franceinfo


 







Franceinfo
Alerte sur la trop grande quantité de dentifrice utilisée par les enfants
Une récente étude des autorités sanitaires américaines alerte : 40% des enfants en bas âge mettent trop de dentifrice sur leur brosse à dents, ce qui peut entraîner la formation de tâches sur leur dentition. S'il est à utiliser avec modération, le dentifrice, supplémenté en fluor, pose toutefois moins de problèmes. Le chirurgien-dentiste Yassine Corbin nous explique pourquoi.

Chewing-gum, de cola, de fruits rouges... Au rayon des dentifrices pour enfants, les saveurs sucrées et acidulées se déclinent à l'infini pour rendre le moment du brossage de dents moins pénible. Malgré l'intention louable des fabricants, ces petites astuces peuvent aussi avoir un effet pervers : celui de faire confondre aux tout-petits dentifrice et sucrerie.

Ainsi, selon une étude réalisée par les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies aux Etats-Unis, 40 % des enfants de 3 à 6 ans utilisent trop de dentifrice. Or, à cet âge, et poussé par les saveurs délectables, nombreux sont ceux qui avalent cette pâte à dents, s'exposant à l'ingestion d'une trop grande quantité de fluor, ce qui peut entraîner, précise l'étude, "des modifications visibles de la structure de l'émail, telles qu'une décoloration".

Mais, alors que nos dentifrices pour enfants ont une composition similaire, les petits Français sont-ils également touchés par cette dégradation de l'émail ? Nous avons posé la question au chirurgien-dentiste Yassine Corbin.

Un émail plus poreux

"Les Américains ont une problématique particulière puisqu'ils ont du fluor dans l'eau de ville, volontairement ajouté par les autorités. Ce qui n'est pas le cas chez nous", explique à LCI le chirurgien-dentiste Yassine Corbin. Là-bas donc, en plus du fluor qui se trouve dans l'eau qu'ils boivent tous les jours, les enfants en bas âge, qui ne maîtrisent pas bien la déglutition, vont être exposés au fluor qui se trouve dans leur dentifrice.

"S'ils en utilisent trop, ils vont en ingérer trop et se retrouver avec ce que l'on appelle des fluoroses. Ce sont de petites tâches, d'abord d'un blanc laiteux, qui deviennent marronâtres par la suite et fragilisent l'émail." L'enveloppe protectrice de la dent, trop concentrée en fluor, va devenir plus poreuse, permettant aux bactéries de s'accrocher plus facilement et facilitant la formation de caries.







afriquefemme.com

Pendant plusieurs semaines et après de multiples examens, les médecins ont été incapables de déterminer la cause des symptômes d'un jeune athlète. Il avait finalement ingéré sans le vouloir, un cure-dent.


L'ingestion d'un cure-dent a failli lui coûter la vie
Il était jeune et en bonne santé, pourtant, un athlète professionnel a failli mourir après avoir accidentellement avalé... un simple cure-dent. L'objet a semé le chaos dans le corps de l'Américain de 18 ans, perforant la partie basse de son intestin pour s'enfoncer dans une artère. Les blessures étaient telles qu'elles ont provoqué une infection du sang, allant même jusqu'à mettre sa vie en jeu.

Il a fallu plusieurs semaines et des visites dans trois hôpitaux différents pour que les médecins découvrent la source de ses maux : un cure-dent, que le jeune homme ne souvenait pas avoir avalé. Une histoire peu banale, rapportée dans un article publié dans The New England Journal of Medicine le 31 janvier dernier.

De douleurs abdominales aux saignements d'une artère
Les auteurs de l'article racontent comment, alors qu'il était en voyage dans le sud-est des États-Unis, l'athlète a commencé à souffrir de douleurs abdominales, de fièvre, de nausées et de diarrhées. Aux urgences, aucune anomalie n'a néanmoins été détectée. Cinq heures plus tard, le jeune homme était renvoyé à son hôtel. Les symptômes se sont atténués, pour revenir deux semaines plus tard. À la liste des maux se sont ajouté des douleurs au dos et des selles sanglantes. Le patient est donc retourné aux urgences.

Cette fois-ci, la présence d'air et de liquide dans le gros intestin a été révélée. Mais nul médecin ne trouvait la source de tous ses problèmes. De retour chez lui, dans le Massachussets, le jeune de 18 ans souffrait encore de fièvre et de frissons, ainsi que de saignements abondants dans ses selles. Les professionnels de santé lui ont diagnostiqué une infection bactérienne dans le sang. Puis une coloscopie a enfin dévoilé le coupable : un cure-dent de 5 cm, pénétrant dans son gros intestin.

L'histoire ne s'arrête pas là pour autant. Une fois l'objet retiré, l'athlète a été victime d'un saignement « mettant [sa] vie en danger », décrivent les auteurs. Une opération a été nécessaire pour réparer les dégâts et arrêter les écoulements de l'artère, elle aussi blessée par le cure-dent. Sept mois et un programme de rééducation à long terme plus tard, le jeune homme a pu reprendre le sport et jouer son premier match professionnel. Après tout cela, il se souvenait avoir mangé un « sandwich qui n'est pas bien passé ». Sûrement un club sandwich, dont l'ensemble des ingrédients est maintenu par un cure-dent.

Les cure-dents, un danger bien connu
La dangerosité des cure-dents est déjà connue. En 2014, une étude allemande recensait 136 cas d'ingestion de ceux-ci. 80 % des patients étudiés avaient souffert d'une perforation et près de 10 % en étaient décédés. Mais les chercheurs rassurent. De telles blessures sont rares. Un problème provient principalement quand le patient ne se souvient pas en avoir avalé un. Les cure-dents en bois sont en effet difficiles à repérer sur les tests d'imagerie, rendant le diagnostic plus complexe.






Source : Live Science

 

Combiner un régime pauvre en sel aux principes «cardioprotecteurs» du régime DASH, s’avère plus efficace que la prise de médicaments hypotenseurs efficace pour réduire la pression sanguine systolique, selon une nouvelle étude d’intervention.


Hypertension: l’alimentation fait mieux que les médicaments pour baisser la tension
Le régime DASH (Dietary Approaches to Stop Hypertension), promu depuis longtemps par le National Heart, Lung, and Blood Institute et la American Heart Association, est riche en fruits, légumes, céréales complètes, produits laitiers maigres, poisson, volaille, légumineuses, noix et graines.

Il a déjà largement prouvé son efficacité pour réduire la pression sanguine, tout comme un régime pauvre en sel. L’objet de cette nouvelle étude, menée à la John Hopkins University School of Medicine, consistait à évaluer les effets combinés de ces deux approches chez des adultes avec des formes précoces ou modestes de pression sanguine élevée, c’est-à-dire un groupe à haut risque de développer une forme plus sévère d’hypertension.

Régime DASH, moins de sel et des résultats spectaculaires sur la pression sanguine
Pendant 12 semaines, 412 adultes avec une pression sanguine (PS) systolique de 120 à 159 mm Hg ont suivi soit un régime DASH, soit un régime contrôle, proche de celui de la moyenne de la population américaine.

L’apport en sodium a été modifié de façon randomisée pendant des périodes de quatre semaines, avec un niveau bas (1150 mg de sodium par jour), moyen (2300 mg/j) ou élevé (3450 mg/j). Les participants ont été classés en groupes selon leur PS systolique de départ.

Les résultats, publiés dans le Journal of the American College of Cardiology, montrent que le régime DASH entraine une réduction de la PS qui est d’autant plus importante que la PS de départ était élevée. Les résultats les plus spectaculaires apparaissent cependant pour la combinaison du régime DASH et d’un apport en sodium bas.

Plus efficace que les médicaments antihypertenseurs

Ainsi, alors que le régime DASH seul ne réduit la PS systolique que de 4 mm Hg chez ceux avec la PS de départ la plus faible (120-129 mm Hg), la réduction est de 11 mm Hg chez ceux avec une PS de 150 à 159 mm Hg.

Et lorsque ceux avec la PS de départ la plus élevée combinent régime DASH et apport en sodium bas, c’est une réduction moyenne de 21 mm Hg, par rapport au régime contrôle.

Pour situer l’importance de ces résultats, les auteurs expliquent que la Food and Drug administration exige, pour tout nouveau médicament antihypertenseur soumis à approbation, une réduction de la PS systolique de 3-4 mm Hg. Et que les médicaments les plus utilisés, les bêtabloquants, réduisent en moyenne la PS systolique de 10-15 mm Hg.








PRESSE SANTE

And Jappo Suisse a doté de matériels médicaux la région de Kaolack. Le don est composé de matériels
de cardiologie, de réanimation et des lits. Dans la foulée, le ministre de la Santé a annoncé l'inauguration du premier centre d'imagerie médicale du Sénégal dans les jours à venir...


Abdoulaye Diouf Sarr annonce un centre d'imagerie médicale à Kaolack
Ouste, au lit ! Pour les neurologistes, le manque de sommeil est une crise de santé publique
Dans le tumulte de la vie moderne, le sommeil apparaît presque... superflu ! Nuit après nuit, nous escamotons notre repos au profit de tâches plus « urgentes », comme répondre à des mails, envoyer des salves de sms, consulter ses réseaux, enchaîner les séries... La veille sur écran et la pollution visuelle gardent nos yeux grands ouverts.

Or les scientifiques alertent une nouvelle donne : le manque de sommeil est une crise de santé publique croissante qui mérite autant d'attention que l'épidémie d'obésité. Parmi ces voix, on trouve notamment celle du professeur en neurobiologie de l’université de Berkeley, Matthew Walker et du Français Damien Léger qui dirige le Centre du sommeil de l'Hôtel-Dieu à Paris.

Sincere and reverent thanks to the @FinancialTimes for taking a risk on public sleep advocacy: Sleep expert Matthew Walker on the secret to a good night’s rest https://t.co/uS0z4CYA0l
— Matt Walker (@sleepdiplomat) 11 janvier 2019


Dites-moi comment vous dormez...

Et je vous dirais comment vous allez... Les recherches sur le cerveau démontrent que le manque de sommeil a une implication directe sur nos fonctions cognitives et psychologiques. En consultation, les médecins mesurent la pression et le poids, mais beaucoup ne demandent jamais aux patients comment ils dorment. Grossière erreur... Pendant notre sommeil, notre cerveau s’active : élimine ses toxines, trie nos souvenirs complexes et ses cellules se régénèrent. Un mécanisme parfaitement rôdé depuis la préhistoire.

«Quand vous dormez, vous ne trouvez pas de nourriture, pas de partenaire. Pire encore, vous êtes vulnérable à la prédation. S'il y avait une chance de réduire de 10 à 20% de ce temps de sommeil, la Nature l'aurait éliminé par le processus d'évolution» », explique Matthew Walker dans son livre «Pourquoi nous dormons».

Reste qu’aujourd’hui, nous abîmons nous-mêmes ce temps de repos. En France, environ une personne sur trois fait face à des troubles du sommeil (insomnie, apnée du sommeil, hypersomnie, narcolepsie…) et nos nuits ont rétréci d’une heure et demie en cinquante ans, selon l’Institut national de la santé et de la recherche médicale. 7 000 personnes consultent chaque année au sein du Centre du sommeil et de la vigilance de l’Hôtel-Dieu à Paris. 2 000 y sont hospitalisées.

«Avant, il était populaire pour les gens de dire : ‘Je dormirai quand je serai mort. L'ironie, c'est que ne pas dormir suffisamment, peut vous y amener plus tôt ! », relève Daniel Buysse, professeur de médecine du sommeil à l'Université de Pittsburgh.

Plus de siestes !

Le manque de repos pourrait augmenter le risque de développer la maladie d’Alzheimer et de tomber en dépression. A tout âge, il joue aussi sur la qualité de la mémoire. Les petits qui ont appris à jouer à des jeux de mémoire, obtiennent de meilleurs résultats après une sieste que s'ils avaient été maintenus éveillés. Cet été, les chercheuses américaines Tracy Riggins et Rebecca Spencer ont découvert que la sieste aidait à renforcer des souvenirs émotionnels complexes, mais seulement lorsqu'elle était combinée à une nuit de sommeil réparateur.

Des cours qui commencent moins tôt

La recherche est en train de changer la politique dans certains domaines, comme l’école, où il est envisagé de repousser l’heure de début des cours afin de correspondre aux cycles de sommeil des adolescents.

Si le sommeil est « un fournisseur de bonne santé », la recherche se concentre sur son amélioration comme thérapie. Actuellement un gros coup de projecteur se pose sur le bruit rose. Un son avec des fréquences allant de 20 hertz à 20 000 hertz, qui améliore réellement la phase de sommeil profond. Le bruit d’un torrent ou d’une cascade est celui qui se rapproche au mieux d'un bruit rose. Dormir avec ce son aqueux pourrait apaiser bien des nuits agitées !

Somnologue, un métier en plein essor

L’intérêt croissant pour le sommeil se joue aussi en dehors du laboratoire. Le salon National Sleep Foundation, qui se tiendra à Houston en mars, accueillera 200 marques et entreprises et devrait attirer 10 000 consommateurs. Il proposera une large gamme de produits technologiques, y compris des matelas et des dispositifs de suivi du sommeil. une énorme manifestation qui montre que les somnologues ont le vent en poupe !

« La qualité des signaux est comparable à celle d’un enregistrement #polysomnographique standard", Damien Léger, chef du centre du #sommeil et de la vigilance à l’Hôtel-Dieu (Paris)https://t.co/tgNxfiHJH1
— Dreem (@dreem_official) 17 novembre 2017







Le Parisien
Jugé néfaste, le travail de nuit de plus en plus remis en question
Trouble du sommeil ou risque de cancer, les conséquences sur la santé du travail de nuit sont de mieux en mieux connus.

De plus en plus d'entreprises se réorganisent pour contrer les effets sur la santé du travail de nuit, qui vont du simple trouble du sommeil au risque de cancer, affirme l'INRS, qui consacre un dossier à cette question.

Un établissement industriel qui renonce en partie au travail nocturne, un théâtre qui avance l'heure de ses représentations pour éviter que le démontage de la scène ne se réalise nuitamment...

L'Institut national de recherche et de sécurité va illustrer, lors d'une table ronde le 31 janvier, les bonnes pratiques mises en place par un nombre croissant d'employeurs pour épargner la santé des travailleurs. Et en profiter pour rappeler les risques, documentés ces dernières années par plusieurs études dont la dernière, celle de l'agence de sécurité sanitaire Anses à l'été 2016, fait toujours référence.

"Outre les conséquences rapidement visibles" et avérées comme le manque de sommeil, le diabète de type 2 ou l'hypertension artérielle, "des effets peuvent apparaître à long terme", souligne l'INRS dans son dossier de janvier: santé psychique dégradée, obésité ou encore cancer. Voire un "possible risque d'accident vasculaire cérébral" (AVC).

Le nombre de travailleurs de nuit a presque doublé en 20 ans Le meilleur moyen d'éviter ces effets très indésirables? "Ne pas mettre en place le travail de nuit. Ou se demander si c'est vraiment nécessaire", répond à l'AFP Marie-Anne Gautier, médecin du travail et experte de l'INRS qui participera à la table-ronde.

Plus facile à dire qu'à faire, dans un pays où le nombre de travailleurs de nuit a presque doublé en vingt ans. D'après les derniers chiffres disponibles au ministère du Travail, datant de 2014, 15,4% des salariés (dont deux fois plus d'hommes que de femmes) travaillent la nuit. Soit 3,5 millions de personnes. La fin du travail de nuit est impensable dans des domaines qui nécessitent une présence 24h/24, comme chez les pompiers, dans les hôpitaux, les transports...

Alors, même si la loi impose que ce travail dit "atypique" soit "justifié" entre 21h et 6h du matin, l'INRS propose surtout des aménagements qui "sont là pour diminuer l'impact", de l'aveu du Dr Gautier: organiser les tâches en privilégiant les aspects les plus exigeants en début de nuit, puis passer sur des "tâches plus routinières". Faire des micro-siestes, "qui ne servent pas à récupérer de la dette de sommeil mais récupérer en terme de vigilance".

Et, rappelle-t-elle, "quand on travaille de nuit, le jour, c'est pour récupérer!" Des mesures à prendre au sérieux tant les effets liés à la désynchronisation de l'horloge biologique peuvent être graves, abonde la chronobiologiste Laurence Weibel. Le travail de nuit attire par les "avantages" qu'il offre Les risques sont de mieux en mieux cernés y compris pour des maladies graves comme le cancer, détaille cette experte qui avait consacré sa thèse, déjà en 1996, au travail de nuit.

Par exemple, cite-t-elle, l'exposition à la lumière fait cesser la sécrétion de mélatonine, hormone qui joue un rôle de protecteur contre le cancer; le trouble du sommeil influe, lui, sur le système immunitaire, qui permet de tuer les cellules cancéreuses. La prévention, juge Laurence Weibel, se heurte au fait que "les gens trouvent leur compte" dans le travail de nuit, entre la rémunération supplémentaire non négligeable, l'éventuel surcroît de congés et la disponibilité en journée, qui attire notamment de nombreux parents.

Il y a, résume la scientifique pour l'AFP, une "difficulté à faire de la prévention sur un travail dont les effets sont différés dans le temps" mais dont les bénéfices sont immédiats. A moins que le changement ne soit initié par les entreprises. Car si les employés sont attirés par les compensations, les employeurs, eux, pourraient bien l'être par des économies. Au final, sourit Mme Weibel, ce serait "gagnant-gagnant".






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