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Jeudi 25 Juin 2026

Terrain à Ngaparou : Aziz Ndiaye et Awa Baldé face au juge pour un litige à plusieurs millions


Le tribunal correctionnel de Dakar a examiné l’affaire opposant le promoteur immobilier Aziz Ndiaye à Awa Baldé autour de la vente d’un terrain de plus de 7 000 m² situé à Ngaparou. Les deux parties livrent des versions différentes sur le montant de la transaction et les engagements qui auraient été pris.



Le tribunal correctionnel de Dakar s’est penché sur le différend opposant le promoteur immobilier Aziz Ndiaye à Awa Baldé, dans une affaire liée à la vente controversée d’un terrain de plus de 7 000 m² à Ngaparou.

Au cœur du dossier : un désaccord sur le montant réel de la transaction et sur les engagements qui auraient accompagné la vente du bien.

Selon Awa Baldé, l’accord conclu avec Aziz Ndiaye portait sur une somme dépassant 125 millions de FCFA, avec en complément la promesse d’une villa clé en main. Elle affirme toutefois que l’acte de vente mentionnait un montant de 50 millions FCFA, une décision qui aurait été prise à la demande de l’homme d’affaires afin de réduire les frais liés à l’opération.

La plaignante soutient n’avoir reçu qu’une partie de la somme annoncée, soit environ 37 millions FCFA, et affirme ne pas avoir obtenu la villa promise. Estimant avoir subi un préjudice, elle avait engagé des poursuites contre Aziz Ndiaye et Élimane Lam.

Après une enquête menée par la Division des investigations criminelles (DIC), le dossier avait été classé sans suite au Pool judiciaire financier. Awa Baldé a ensuite décidé de poursuivre la procédure par citation directe devant la juridiction correctionnelle.

Aziz Ndiaye conteste les accusations

À la barre, Aziz Ndiaye a rejeté toute accusation d’escroquerie. Le promoteur affirme que la transaction a été conclue pour un montant de 50 millions FCFA, intégralement payé.

Selon sa version, c’est Awa Baldé qui lui aurait proposé la vente du terrain. Il explique avoir hésité avant d’accepter l’opération et soutient que le prix convenu figure clairement dans les documents signés par les deux parties.

L’homme d’affaires affirme également qu’aucune promesse de villa n’aurait été prévue dans l’accord initial. Pour lui, il s’agit d’un litige contractuel et non d’une affaire pénale.

Des demandes opposées devant le tribunal

Les avocats d’Awa Baldé estiment, pour leur part, que leur cliente a été victime de manœuvres frauduleuses. Ils demandent notamment une expertise pour déterminer la valeur réelle du terrain au moment de la vente.

La partie civile réclame également des dommages et intérêts à hauteur de 200 millions FCFA.

De leur côté, les avocats d’Aziz Ndiaye soutiennent que les documents contractuels prouvent le respect des engagements. Ils demandent le rejet des poursuites, estimant qu’aucune infraction pénale n’est établie.

La défense évoque également la question de la prescription des faits, la transaction remontant à 2018.

L’affaire a été mise en délibéré au 23 septembre prochain.






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