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USA-DEBAT PRESIDENTIEL : Barack Obama vainqueur d’un cheveu

(lemonde.fr) "D’un cheveu mais une victoire tout de même." C’est ce qu’écrit Politico après le troisième et dernier débat opposant Barack Obama à John McCain, mercredi soir à l’Université Hofstra, à Hempstead, dans l’Etat de New York.



USA-DEBAT PRESIDENTIEL : Barack Obama vainqueur d’un cheveu
La presse américaine, qui a largement couvert cet ultime débat très attendu aux Etats-Unis, est unanime : la prestation de John McCain est bien meilleure que celle des deux précédentes éditions. Il a placé Barack Obama sous le feu des ses critiques, souligne CNN, mais cela n’a pas suffi à renverser la tendance et reprendre le dessus sur son jeune rival. "McCain n’a pas réussi à froisser Obama, il a fait de son mieux", selon le Miami Herald. "Il a attaqué mais Obama a creusé son avance lors de ce débat en roue libre", renchérit le Boston Globe.

"JOE LE PLOMBIER"

"John McCain a fait preuve de nouveauté et s’est montré agressif à divers moments lors de cette dernière confrontation", écrit le Chicago Tribune. Pour le New York Times, "il a pressé tous les boutons pour mettre Obama à terre". "Il a fait preuve d’une détermination méthodique à démontrer la face cachée d’Obama sur les impôts, ses liens avec l’ex-militant d’extrême gauche, William Ayers", poursuit le quotidien new-yorkais. En fait, écrit le Los Angeles Times, "il était venu pour se battre, il avait besoin d’être plus mordant, hargneux, et en réalité, il n’a rien fait de tout cela. A aucun moment, il n’a pu donner l’impression de renverser la vapeur d’une élection qui conduit dramatiquement Barack Obama vers la victoire dans les quelques semaines de campagne qui restent".

Il a affiché son caractère passionné sur l’éducation, le libre-échange et l’environnement. Il a même été jusqu’à réaffirmer qu’"il n’était pas George W. Bush", une phrase qui a retenu l’attention de CNN et du Boston Globe, marquant ainsi une rupture nette et définitive avec l’administration sortante. Ou alors, il a ressorti l’affaire de "Joe le plombier", ou Joe Wulzelbacher un Américain qui était devenu célèbre dimanche en s’opposant devant les caméras à Barack Obama en tournée électorale à Toledo, dans l’Ohio, au sujet des projets fiscaux du candidat démocrate. Lors du débat, "Joe le plombier s’est retrouvé au milieu du débat, comme la vedette d’un soir", stipule le New York Times.

"L’HOMME BLANC EN COLÈRE"...

"Il devait y avoir un nouveau McCain, on n’a rien eu", déclare Politico. "En 90 minutes de débat, il y a eu très peu d’effets nouveaux et il n’y a aucune raison majeure d’être optimiste côté républicain. Au contraire, le tourbillon McCain s’est montré plus intense. Il a fait des remous sans jeter la moindre nouvelle lumière."

C’était un "homme blanc en colère", souligne le Washington Post : "Au fil du débat, McCain a fait état de ses multiples contradictions : attaquer durement Obama pour faire craquer le gamin et inverser le sentiment des électeurs, mais les attaques n’étaient pas assez fortes pour renforcer l’impression qu’il menait une campagne négative ou, pire encore, qu’il était un homme blanc en colère. La quadrature du cercle, quoi. En bref, il n’a rien fait." La prestation de McCain était une démonstration "d’une stratégie de la défaite", précise plus durement The Huffington Post. Autrement dit, "des messages inconsistents", conclut le Los Angeles Times.

Plus souple envers le candidat républicain, le Time estime que "les premières trente minutes ont été bonnes pour John McCain. Son message était clair sur les impôts et un gouvernement plus modeste. Il a affiché sa différence avec l’administration sortante. Ses souvenirs d’enfance où dans son gang 14, il avait le rôle du bagarreur. Pour la première fois depuis la fin de la Convention républicaine, il semblait contrôler ses propos. Mais cela n’a rien changé, Obama n’a pas commis d’erreur".

"UNE STATURE PRÉSIDENTIELLE"

A la question du modérateur Bob Shieffer sur les critiques qu’ils se portent mutuellement, Barack Obama, serein, a répondu : "Je crois que le peuple américain n’est pas très intéressé par nos sentiments personnels. Cela ne me dérange pas d’être attaqués pour les trois semaines de campagne qui viennent. Mais ce que nous ne pouvons pas nous permettre, c’est quatre ans de plus avec les mêmes politiques économiques de l’échec", poursuit le Time, qui conclut : "Obama reprend le contrôle de la partie."


"Ce que ces débats ont montré à l’Amérique, écrit le Washington Post, c’est que Barack Obama, ce gars maigre au nom drôle, est calme et rassurant avec son propos cohérent et sa voix pausée lorsqu’il faut traverser des moments difficiles. Il a été respectueux envers son adversaire mais ferme dans ses choix. Laissez-moi vous dire : dans les trois débats, il s’est forgé une stature de président". "C’est la victoire du calme et de la stabilité", corrobore Slate.

Et pourtant, "Barack Obama n’était pas dans son bon soir", avance la rédaction du The New Republic sur son blog. "Il est apparu beaucoup moins vif et cohérent que la semaine dernière. Malgré tout, il a été assez bon, poursuit-elle, pour tenir à distance son rival républicain" et "convaincre les indécis", cet électorat très volatile, écrivent les journalistes du Time sur leur blog collectif, Swampland.

EST-CE FINI POUR MCCAIN ?

"A moins de trois semaines du scrutin, les chances de John McCain de changer la dynamique de la course s’amenuisent. Il n’a pas réalisé ce qu’il devait faire à l’Université d’Hofstra et Barack Obama ne lui en a pas laissé l’occasion, poursuit Slate. En réalité, sa performance semble confirmer ce qu’un électeur lui a dit directement lors d’un meeting républicain la semaine dernière : vous n’avez pas à avoir peur de Barack Obama."

Dans ces conditions, souligne CBS News, "est-ce trop pour McCain ? Vraisemblablement, le problème de McCain, à moins de trois semaines de Jour-J, c’est que ceux qui se reconnaissent dans "Joe le plombier" n’auront pas assez de temps pour le rendre bien meilleur encore". "L’indice McCain poursuit donc sa chute", se permet le Washington Post, dans une allusion avec la dégringolade du Dow Jones.

Pas certain, répond Karl Rove, la partie n’est pas gagnée pour Barack Obama : "Le rideau n’est pas tombé !" Quant à la chaîne conservatrice, Fox News, les deux candidats se sont durement battus sans tirer le moindre enseignement sur le vainqueur de ce dernier débat.b[


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