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Heures des prières

L’adhan : ce que dit vraiment l’appel que l’on entend cinq fois par jour

Rédigé par leral.net le Vendredi 11 Septembre 2026 à 05:00 |

On l’entend cinq fois par jour depuis l’enfance, et beaucoup seraient bien en peine d’en réciter le contenu. L’adhan, l’appel à la prière, tient en quelques formules dont chacune a une fonction précise.

Ce que l’appel contient

L’adhan est une suite de proclamations : la grandeur de Dieu, l’attestation de foi, l’attestation de la mission du Prophète, puis deux invitations — à la prière, puis à la réussite — avant une reprise de la grandeur de Dieu et de l’unicité. À l’appel du sobh s’ajoute une formule spécifique rappelant que la prière vaut mieux que le sommeil.

Deux appels, pas un

L’adhan annonce l’entrée du temps de la prière. Un second appel, l’iqama, plus bref et plus rapide, annonce que la prière commence à l’instant. Entre les deux s’écoule un intervalle qui laisse aux fidèles le temps d’arriver et d’accomplir leurs ablutions.

Le muezzin, une fonction et un métier

  • Il doit connaître les horaires et les tenir : dans les quartiers, c’est souvent sa voix qui fait office d’horloge.
  • Sa voix porte une identité : chaque mosquée se reconnaît à son muezzin.
  • Dans beaucoup de mosquées sénégalaises, la fonction se transmet, parfois dans la même famille sur plusieurs générations.

Du minaret au haut-parleur

L’appel était lancé depuis le minaret parce qu’il fallait porter loin sans amplification. La sonorisation a changé la portée — et ouvert un débat, à Dakar comme ailleurs, sur le volume et les horaires nocturnes. La question n’est pas nouvelle : elle accompagne chaque ville qui se densifie.

Ce qu’il faut savoir quand on l’entend

L’adhan ne signifie pas que la prière commence, mais qu’elle peut commencer. Le temps de chaque prière s’étend jusqu’à l’entrée du suivant — sauf pour le sobh, dont le temps s’achève au lever du soleil. C’est pour cela que le chourouk figure sur les calendriers.