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Santé

Une pénurie de Xeloda, médicament de chimiothérapie orale utilisé dans le traitement de plusieurs cancers, inquiète de nombreux patients au Sénégal. Face à l’absence du produit dans plusieurs structures sanitaires, des malades lancent un appel aux autorités pour un réapprovisionnement rapide.


Cancer au Sénégal : des patients alertent sur la rupture de Xeloda et réclament une intervention urgente
Des patients atteints de cancer tirent la sonnette d’alarme face à une rupture persistante de Xeloda, un médicament de chimiothérapie orale indispensable dans la prise en charge de plusieurs pathologies, notamment les cancers du sein, du côlon, du rectum et de l’estomac.

Cette pénurie prive de nombreux malades de leur traitement et suscite une vive inquiétude chez les personnes concernées, qui craignent une interruption de leur protocole médical.

Parmi eux, Amadou Sow, patient atteint de cancer, témoigne de son parcours difficile à la recherche du médicament. Il affirme avoir parcouru plusieurs grands établissements sanitaires de Dakar, notamment l’hôpital Dalal Jamm, l’Hôpital militaire de Ouakam, l’hôpital Fann, l’hôpital Abass Ndao et l’Hôpital principal de Dakar, sans parvenir à trouver le traitement.

Selon son témoignage, son protocole médical prévoit la prise quotidienne de huit comprimés jusqu’au mois de novembre. Une interruption du traitement pourrait ainsi avoir de lourdes conséquences sur son état de santé.

La situation est d’autant plus préoccupante que l’achat dans le secteur privé représente une charge financière importante pour les patients. Une boîte de 120 comprimés coûterait environ 120 000 FCFA, avec une durée de couverture limitée à une quinzaine de jours pour certains malades.

Face à cette situation, Amadou Sow interpelle le ministère de la Santé et de l’Action sociale afin que des mesures urgentes soient prises pour assurer la disponibilité du médicament dans les structures hospitalières.

Pour les patients concernés, cette rupture dépasse une simple difficulté d’approvisionnement. Ils estiment qu’il s’agit d’une urgence sanitaire qui nécessite une réponse rapide afin de garantir la continuité des soins.

En marge du Sommet extraordinaire de l’Union africaine sur la Santé à Accra, le Sénégal a réaffirmé son engagement dans la lutte contre le VIH. Le ministre de la Santé, Dr Ibrahima Sy, et la Secrétaire exécutive du CNLS, Dr Safiatou Thiam, ont échangé avec la Directrice exécutive de l’ONUSIDA, Winnie Byanyima, autour des défis et des priorités pour accélérer l’élimination du sida d’ici à 2030.


Lutte contre le VIH : le Sénégal et l’ONUSIDA consolident leur coopération pour atteindre l’objectif 2030
Une rencontre stratégique à Accra

À l’occasion du Sommet extraordinaire de l’Union africaine sur la Santé, organisé les 21 et 22 juillet 2026 au Ghana, la délégation sénégalaise a tenu une séance de travail avec la Directrice exécutive de l’ONUSIDA, Winnie Byanyima.

Les échanges ont porté sur les perspectives de la lutte contre le VIH en Afrique, dans un contexte marqué par la réforme des Nations Unies, l’évolution de l’épidémie et la diminution des financements internationaux destinés à cette riposte.

Les jeunes au cœur des préoccupations

Les discussions ont notamment mis l’accent sur la hausse des nouvelles infections chez les adolescentes, les jeunes filles et les jeunes garçons. Les participants ont insisté sur la nécessité de renforcer les stratégies de prévention, de sensibilisation et d’accès aux soins afin d’inverser cette tendance.

Miser sur la souveraineté pharmaceutique

Les responsables ont également souligné l’importance de développer la production locale de médicaments et de produits de santé en Afrique. Cette orientation vise à améliorer l’accès aux traitements, réduire la dépendance extérieure et renforcer la résilience des systèmes de santé du continent.

Un engagement renouvelé

Placée sous le thème de l’élimination du VIH, de la réduction des décès maternels évitables et du renforcement des systèmes de santé d’ici à 2030, la rencontre a réuni chefs d’État, ministres, partenaires techniques et institutions internationales.

À travers cette participation et ce partenariat renforcé avec l’ONUSIDA, le Sénégal confirme sa volonté de poursuivre ses efforts pour atteindre les objectifs d’élimination du sida d’ici à 2030, conformément à l’Agenda 2063 de l’Union africaine et aux ambitions de la Couverture sanitaire universelle.

Une équipe de chercheurs sénégalais et français a détecté pour la première fois la circulation du virus de l’hépatite E (VHE) dans des élevages porcins de la région de Thiès. Les résultats, présentés lors de la Vème Journée Scientifique de la Sécurité Sanitaire des Aliments, appellent à renforcer la surveillance sanitaire selon l’approche « One Health ».


Thiès : une étude révèle la présence du virus de l’hépatite E dans des élevages porcins, les chercheurs alertent
Une découverte scientifique majeure vient renforcer les enjeux liés à la sécurité sanitaire des aliments au Sénégal. Des chercheurs sénégalais et français ont mis en évidence, pour la première fois dans le pays, la présence du virus de l’hépatite E (VHE) dans des élevages porcins de la région de Thiès.

Les résultats de cette étude ont été présentés lors de la Vème Journée Scientifique de la Sécurité Sanitaire des Aliments. Ils mettent en avant la nécessité d’une surveillance renforcée intégrant la santé animale, humaine et environnementale, conformément à l’approche internationale « One Health ».

Une enquête menée dans quatre élevages de Thiès

Pour évaluer la circulation du virus, les chercheurs ont conduit une enquête en avril 2026 dans quatre fermes porcines de la région de Thiès.

Au total, 120 échantillons ont été collectés, comprenant notamment des prélèvements sur les mangeoires, les fèces et les eaux usées. Les analyses moléculaires réalisées par RT-PCR ont permis d’identifier la présence du VHE dans 21 échantillons, soit un taux global de positivité de 17,5 %.

Les résultats montrent que les mangeoires représentent le principal point de contamination, avec un taux de positivité de 40 %, suivies des matières fécales avec 12,5 %.

Un risque zoonotique à surveiller

Le virus de l’hépatite E est considéré comme un agent pathogène zoonotique émergent. Sa transmission se fait principalement par voie féco-orale, mais les scientifiques soulignent également l’importance de la consommation de produits carnés contaminés comme voie possible de propagation.

Les porcs peuvent héberger le virus et contribuer à sa diffusion dans l’environnement à travers leurs déjections. Les personnes travaillant dans les élevages, les abattoirs ou manipulant des produits carnés peuvent ainsi être davantage exposées.

Des niveaux de contamination variables selon les exploitations

L’étude révèle des différences importantes entre les exploitations analysées. Les fermes n°2 et n°3 présentent les niveaux de contamination les plus élevés avec respectivement 33,3 % et 26,7 % d’échantillons positifs.

À l’inverse, les fermes n°1 et n°4 affichent des taux plus faibles, estimés à 3,3 % et 6,7 %.

Les chercheurs observent également une relation entre la circulation du virus, la taille des exploitations et la densité des élevages.

Vers une surveillance sanitaire intégrée

Pour les auteurs de l’étude, ces résultats constituent une première preuve de la circulation du virus de l’hépatite E dans les élevages porcins au Sénégal. Ils recommandent toutefois des analyses complémentaires, notamment par séquençage, afin d’identifier précisément les génotypes présents.

Face à ce constat, les scientifiques plaident pour la mise en place d’un dispositif de surveillance intégrée associant :

le suivi sanitaire des élevages ;
le contrôle de l’environnement ;
la surveillance des produits carnés ;
la protection des professionnels exposés.

Cette approche « One Health » vise à anticiper les risques sanitaires émergents et à mieux protéger les populations contre d’éventuelles transmissions entre l’animal, l’environnement et l’être humain.

L’hôpital Mame Abdou Aziz Sy Dabakh de Tivaouane a franchi une nouvelle étape dans la prise en charge des enfants avec la réalisation de sa première endoscopie en chirurgie pédiatrique. Une avancée qui marque le développement des techniques médicales modernes au sein de l’établissement.


Tivaouane : une première endoscopie en chirurgie pédiatrique réalisée avec succès à l’hôpital Mame Abdou Aziz Sy Dabakh
Une nouvelle avancée médicale vient d’être enregistrée à l’hôpital Mame Abdou Aziz Sy Dabakh de Tivaouane. L’établissement a réalisé avec succès sa première endoscopie en chirurgie pédiatrique lors du premier camp d’opérations chirurgicales organisé du 7 au 11 juillet 2026.

Cette intervention constitue une étape importante dans l’amélioration de la prise en charge des jeunes patients. L’endoscopie, technique moins invasive que les méthodes chirurgicales classiques, permet notamment de réduire les douleurs après l’opération, de limiter les risques de complications, de raccourcir la durée d’hospitalisation et de favoriser une récupération plus rapide.

Pour le directeur général de l’hôpital, Dr Yoro Diagne, cette performance est le résultat du travail et de l’engagement des équipes médicales et chirurgicales de l’établissement.

Selon lui, cette première intervention traduit la volonté du personnel de proposer aux enfants des soins spécialisés, modernes et mieux adaptés, avec un impact réduit sur leur organisme.

Le directeur de l’hôpital a également salué le professionnalisme des équipes, leur capacité d’innovation et leur engagement constant à améliorer la qualité des soins offerts aux populations.

Avec cette avancée, l’hôpital Mame Abdou Aziz Sy Dabakh entend renforcer son positionnement comme établissement de référence dans la prise en charge pédiatrique et rapprocher davantage les techniques médicales de pointe des populations.

Une initiative qui illustre l’ambition de la structure : innover pour mieux soigner les enfants.

Le chirurgien-obstétricien sénégalais Pr Serigne Magueye Gueye a remporté le Prix des Nations Unies pour la population 2026 dans la catégorie individuelle. Cette prestigieuse distinction récompense des décennies d'engagement en faveur de la santé maternelle, notamment dans le traitement de la fistule obstétricale et l'amélioration de l'accès aux soins pour les populations les plus vulnérables.


Le Pr Serigne Magueye Gueye honoré par l’ONU pour son combat en faveur des femmes victimes de fistule
Le Sénégal s'illustre une nouvelle fois sur la scène internationale. Le Professeur Serigne Magueye Gueye, chirurgien-obstétricien et enseignant-chercheur à la Faculté de médecine, de pharmacie et d’odontologie (FMPOS) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, a été distingué par le Prix des Nations Unies pour la population 2026, dans la catégorie individuelle.

Décernée lors de sa 41ᵉ édition, cette récompense salue un parcours exceptionnel consacré à la prise en charge des femmes souffrant de fistule obstétricale, une complication grave de l'accouchement pouvant entraîner incontinence, exclusion sociale et profondes souffrances psychologiques.

Depuis plusieurs décennies, le Pr Gueye s'investit dans le traitement de cette pathologie, tout en contribuant à former des chirurgiens issus de plus de 45 pays d'Afrique subsaharienne, favorisant ainsi l'amélioration de l'accès aux soins spécialisés sur le continent.

Son engagement dépasse largement le cadre hospitalier. Afin de rapprocher les soins des populations les plus défavorisées, il a transformé sa propre résidence en centre de santé à Yeumbeul, dans la banlieue dakaroise, à travers le Centre de santé Aristide Mensah.

Pionnier de la lutte contre la fistule obstétricale en Afrique de l'Ouest, le professeur mène également un important travail de sensibilisation en faveur de la santé maternelle, rappelant que cette affection est largement évitable grâce à un accès rapide à des soins obstétricaux de qualité.

Créé en 1981 par l'Assemblée générale des Nations Unies, le Prix des Nations Unies pour la population récompense chaque année une personnalité ou une organisation ayant apporté une contribution remarquable aux questions de population, de santé reproductive et de développement. Cette distinction est accompagnée d'une médaille d'or, d'un diplôme et d'une récompense financière.

La Sûreté urbaine du Commissariat central de Kédougou a mis la main sur une importante cargaison de médicaments de contrebande estimée à 6 366 341 FCFA. Un homme, présenté comme le convoyeur de la marchandise, a été interpellé tandis qu'une enquête est en cours pour démanteler le réseau.


Kédougou : des médicaments de contrebande d'une valeur de plus de 6,3 millions FCFA saisis, un convoyeur arrêté
Les éléments de la Sûreté urbaine du Commissariat central de Kédougou ont réalisé une importante saisie de médicaments de contrebande lors d'une opération menée le 3 juillet 2026. La cargaison, estimée à 6 366 341 FCFA, a été interceptée à la gare routière de la ville. Un individu a été arrêté pour contrebande et vente illicite de produits pharmaceutiques.

Selon la Police, le suspect transportait quatre valises dissimulées dans de grands sacs de voyage. L'inventaire, effectué en présence du mis en cause avec l'assistance d'un pharmacien, a permis de découvrir un important stock composé notamment d'antibiotiques, d'antipyrétiques et d'antispasmodiques.

Parmi les produits saisis figurent 571 boîtes de Synergon, 246 boîtes de Collyre bleu Laiter, 221 boîtes de Spasfon, 208 boîtes de Biafine, ainsi que des médicaments soumis à une réglementation stricte, dont 91 boîtes de Klipal Codéine et 127 boîtes de Tramagen. L'ensemble de la marchandise est évalué à 6 366 341 FCFA.

Entendu par les enquêteurs, le suspect a indiqué qu'il n'était que le convoyeur des médicaments. Il affirme avoir reçu la cargaison d'un tiers avec pour mission de l'acheminer clandestinement vers un pays frontalier afin de la remettre à un destinataire.

Une enquête, ouverte sous la supervision du parquet, se poursuit afin d'identifier les différents membres de ce réseau et de mettre au jour les ramifications de ce trafic transfrontalier de médicaments.

Une équipe de recherche de l'Université Cheikh Anta Diop (UCAD), dirigée par le Professeur Mor Diaw, a développé un nouvel outil de diagnostic de la drépanocytose. Cette innovation permet d'identifier rapidement et avec précision le statut drépanocytaire d'un individu, une avancée qui pourrait améliorer le dépistage et la prise en charge de cette maladie génétique en Afrique.


Drépanocytose : une innovation du Pr Mor Diaw ouvre de nouvelles perspectives pour le diagnostic
L'Université Cheikh Anta Diop (UCAD) franchit une nouvelle étape dans la recherche médicale avec une innovation prometteuse dans le diagnostic de la drépanocytose. Les travaux menés par le Professeur Mor Diaw ont abouti à la conception d'un dispositif capable d'identifier de manière rapide et fiable le statut drépanocytaire d'un patient.

Présentée mardi au Vice-recteur chargé de la Recherche et du Partenariat de l'UCAD, le Professeur Idrissa Ly, ainsi qu'au Directeur de la Recherche et de l'Innovation, le Professeur Yankhouba Seydi, cette innovation est le fruit des recherches conduites au Laboratoire de physiologie et d'exploitation fonctionnelle de la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d'Odontologie (FMPO).

Le dispositif permet notamment de distinguer les formes homozygotes (SS) des formes hétérozygotes (AS), offrant ainsi une confirmation rapide et précise du statut drépanocytaire. Cette avancée pourrait faciliter le dépistage précoce et améliorer la prise en charge des patients, alors que la drépanocytose demeure l'une des maladies génétiques les plus répandues sur le continent africain.

Au-delà de cette innovation, les recherches du laboratoire portent également sur une meilleure compréhension de la maladie ainsi que sur les effets de l'activité physique chez les personnes atteintes de drépanocytose. Ces travaux visent à développer de nouvelles approches en matière de prévention, de diagnostic et de traitement.

Le Professeur Idrissa Ly a salué cette réalisation, estimant qu'elle témoigne de l'excellence scientifique de l'UCAD et contribue au rayonnement de l'université sur le continent africain.

Pour sa part, le Professeur Yankhouba Seydi a souligné l'importance de rapprocher les innovations scientifiques des populations. Il a annoncé que la prochaine Semaine de l'Innovation, prévue en décembre, se tiendra hors du campus universitaire afin de permettre au grand public de découvrir les solutions développées par les laboratoires de l'UCAD pour répondre aux défis du développement du Sénégal.

Face à l’aggravation des effets du changement climatique sur les systèmes sanitaires, le Sénégal plaide pour une mobilisation accrue des financements internationaux. À Paris, le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Dr Ibrahima Sy, a défendu une approche axée sur la résilience, l’anticipation et la coopération mondiale.


Le Sénégal appelle à repenser les financements mondiaux pour faire face aux défis climatiques en santé
Le Sénégal renforce son plaidoyer pour une meilleure prise en compte des enjeux sanitaires liés au changement climatique. Lors d’une réunion stratégique de haut niveau de l’Alliance pour une action transformatrice sur le climat et la santé (ATACH), tenue le 25 juin à Paris dans le cadre de la présidence française du G7, Dakar a appelé à une réforme du financement international en faveur de la santé.

Représentant le Sénégal à cette rencontre organisée par le ministère français de la Santé, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et le Secrétariat de l’ATACH, le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Dr Ibrahima Sy, a insisté sur la nécessité d’adapter les systèmes sanitaires aux nouvelles réalités climatiques.

Selon lui, les phénomènes climatiques extrêmes exercent une pression croissante sur les infrastructures de santé et les populations. Face à cette situation, le Sénégal entend développer un modèle sanitaire plus résilient, capable d’anticiper les risques et de garantir la continuité des services essentiels.

Cette stratégie repose notamment sur le renforcement des ressources humaines, l’amélioration de la gouvernance du secteur, la mise en place de mécanismes d’alerte précoce, la modernisation des infrastructures sanitaires et la réduction progressive de l’impact environnemental du système de santé.

Au cours des échanges, Dr Ibrahima Sy a également plaidé pour une augmentation des ressources consacrées à cette transition. Il a appelé à une mobilisation plus forte des financements nationaux, à une implication accrue du secteur privé ainsi qu’à un accès facilité aux fonds climatiques internationaux.

Le Sénégal a par ailleurs officialisé son adhésion à la Déclaration multipartite « One Health & Beyond », une démarche qui repose sur une approche intégrée reliant santé humaine, santé animale et protection de l’environnement.

À travers cette orientation, les autorités sénégalaises réaffirment leur ambition de construire un système de santé capable de mieux protéger les populations face aux conséquences du changement climatique et aux défis sanitaires émergents.

À l’ouverture du premier Congrès international de la santé de la femme africaine à Dakar, la Première dame, Absa Faye, a appelé à un accès équitable aux soins pour toutes les femmes, soulignant le rôle essentiel de la Couverture sanitaire universelle dans la protection de leurs droits et de leur dignité.


Santé des femmes : Absa Faye plaide pour une couverture sanitaire universelle plus inclusive
La Première dame du Sénégal, Absa Faye, a réaffirmé son engagement en faveur de la santé des femmes en plaidant pour un accès équitable aux soins à travers le renforcement de la Couverture sanitaire universelle (CSU).

Elle s’exprimait ce jeudi à Dakar à l’ouverture du premier Congrès international de la santé de la femme africaine, organisé les 18 et 19 juin autour du thème : « Santé de la femme africaine : entre droits, défis et société ».

Dans son allocution, Absa Faye a souligné que la santé des femmes doit être considérée comme un droit fondamental et non comme un privilège. Selon elle, les progrès médicaux ne pourront produire tous leurs effets sans une évolution des mentalités et une meilleure protection des droits des femmes.

La Première dame a insisté sur l’importance de garantir à chaque femme un accès aux soins, indépendamment de sa situation financière ou de son lieu de résidence. Elle a rappelé que l’investissement dans la santé féminine constitue un levier majeur de développement pour les communautés et les nations.

Absa Faye a également défendu une approche globale du bien-être des femmes, intégrant la santé physique, la santé mentale ainsi que la lutte contre toutes les formes de violences basées sur le genre.

Elle a invité les acteurs présents à renforcer les dispositifs de prise en charge psychologique, sociale et judiciaire des victimes de violences, tout en encourageant la levée des tabous liés à la santé mentale.

Abordant la question des maladies non transmissibles, la Première dame a mis en avant l’importance de la prévention des cancers féminins, notamment celui du col de l’utérus. Elle a notamment présenté la vaccination contre le papillomavirus humain (HPV) comme un outil essentiel pour protéger les jeunes filles.

Saluant la participation des chercheurs, professionnels de santé et experts venus de plusieurs horizons, Absa Faye a assuré qu’elle porterait une attention particulière aux recommandations issues du congrès afin de contribuer à leur promotion auprès des autorités compétentes.

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